Anton Geesink et Junior

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J’avais déjà consacré un article à Anton Geesink en 2010, l’année de sa disparition. Puis, j’ai mis la main sur un ouvrage que le géant hollandais avait consacré au ne-waza. S’il était un combattant redoutable debout, il l’était tout autant dans le travail au sol. C’est d’ailleurs avec une superbe immobilisation qu’il avait mystifié le Japonais Kaminaga en final des Jeux olympiques de Tokyo en 1964, faisant pleurer ainsi tout un pays humilié sur ses propres terres.
En 1967 paraissait l’ouvrage dont j’ai eu l’honneur de partager la couverture avec le colosse et son fils, Anton junior. A l’intérieur, nous découvrons un nombre impressionnant de techniques dans un domaine passionnant et incontournable tant en matière de self-défense que pour les compétiteurs des différentes disciplines à affrontement direct.
Dans ce livre, mon père était tout naturellement l’un des Ukes. Avec Geesink, ils ont été à maintes reprises adversaires sur les tatamis, mais ils étaient amis dans la vie. Je ne peux résister à l’envie de rappeler (ou d’informer) que mon père avait réussi l’exploit de battre ce colosse en 1955 en finale des championnats d’Europe toutes catégories au stade Pierre de Coubertin. Geesink mesurait un mètre quatre-vingt-seize et pesait à l’époque cent kilos et mon père un mètre soixante-dix et soixante-dix kilos. C’est d’ailleurs grâce au ne-waza que la décision avait été rendue en sa faveur ;  Il avait tenu son adversaire plusieurs secondes en immobilisation.
Il faut être tout à fait objectif en rappelant que l’exploit n’a pu être réédité par la suite. Bien qu’il s’en soit fallu de peu, d’après ce que j’ai entendu, pour que cela se reproduise à Londres, une ou deux années après. Peu d’images subsistent quant aux exploits de nos anciens. Dommage.
L’ouvrage est écrit en hollandais et j’ignore si des traductions ont été effectuées.
Site du club ju-jitsu Eric Pariset : www.jujitsuericpariset.com

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