Carnets d’espoir, la suite…

Jeudi 19 mars

C’est avec plaisir que je constate que beaucoup d’entre vous ont apprécié mon précédent article. Cependant, je ne me permets pas de donner des conseils, il s’agit juste de formuler quelques ressentis personnels. Si cela peut aider, j’en suis ravi.
Aujourd’hui je continue un peu dans l’expression de mes sentiments !
Bien que soit mis en place un dispositif exceptionnel et une mobilisation générale (et peut-être à cause de) l’angoisse et l’inquiétude sont palpables ! Dans mes précédents articles j’ai évoqué la nécessité de ne pas céder à une panique compréhensible. Il faut faire confiance, soutenir et rendre hommage à tous ceux qui nous protègent et nous soignent.
Cependant cette situation inédite et douloureuse engendre de nouvelles réactions qui sont parfois contradictoires.
De la part d’une majorité de gens on sent une indéniable solidarité , dans d’autres cas c’est une certaine forme d’agressivité qui s’échappe.
La solidarité sous diverses formes émanant de différents secteurs et envers les plus fragiles est indéniable, elle l’est aussi à l’attention de l’ensemble du personnel hospitalier. Leur mission est titanesque, surtout dans ce secteur déjà sinistré depuis longtemps !
Pour ce qui est de l’agressivité, il s’agit plus exactement de craintes (légitimes), mais qui  prennent parfois un visage insolite.
Rien que dans les magasins d’alimentation, si par malheur une personne ne respecte pas l’éloignement imposé, les regards ce font davantage menaçants qu’informatifs. Et puis toujours dans ce qui reste des lieux de rencontre (par obligation), l’ambiance n’est pas la même qu’à l’accoutumée. L’impression est forte que faire ses achats relève davantage de la survie que de la nécessité.
Certes c’est une double angoisse qui nous étreint. Celle de la période inédite que nous vivons et dont nous ignorons la durée . Et puis il a l’angoisse liée à la période qui suivra, en ne sachant absolument pas dans quelle état nous l’aborderons.
Essayons de « prendre » les problèmes les uns après les autres (comme disent certains footballeurs après un match).
Pour remonter un moral vacillant on peut se projeter quelques semaines plus tard (le plus tôt possible) et imaginer quel sera notre premier acte, une fois le cauchemar passé et la délivrance acquise !
Si ce premier acte n’est pas indiscret, vous pouvez le partager.
A très bientôt !

eric@pariset.net

Commentaires

  • J’imagine ce premier acte en contemplatif hédoniste attablé à une terrasse de restaurant me gavant d’une vie retrouvée, plus gourmand que gourmet, plaisantant avec mes voisins tout en échangeant des regards complices avec les passants. Retrouver en la savourant, la conversation futile ou grave qui fait de nous des êtres sociables.

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