Contribution

Jeudi dernier, le billet hebdomadaire devait vanter les mérites du « kimono ». Les tragiques événements qui ont ensanglanté notre pays et qui nous ont traumatisés m’ont retiré l’envie d’aborder un sujet qui me paraissait quelque peu en inadéquation avec l’horreur qui nous était imposée. Bizarrement, le sujet suivant était en gestation, il devait s’attaquer à la violence et la contribution de chacun pour y remédier, plus particulièrement celle des éducateurs sportifs !!! Notre tenue fétiche attendra encore quelques jours pour que l’on s’occupe de sa défense sur ce blog. Cette violence qui, pour le moins, « enlaidit notre société » remporte ma préférence cette semaine (si je puis m’exprimer ainsi). Je me suis donc attelé à la finition d’un thème pour ? ou plus exactement contre – lequel nous avons, chacun à notre place un rôle à jouer.
Pour ce qui me concerne, je n’ai pas d’autre prétention que celle de rester dans mon domaine de compétence, afin d’aborder un sujet qui l’a déjà été sur ce blog ; preuve qu’il me tient à cœur.
Je pense sincèrement que même si chacun à son ” tempérament”, la violence n’est pas forcément innée, ou plus exactement si tel était le cas, elle n’a pas obligatoirement vocation à se révéler, pour peu qu’elle ne soit pas dans un environnement qui la favorise.
Pour lutter contre ce fléau, chacun peut agir à sa place. Il s’agit, d’une certaine forme de chaîne dans laquelle il serait souhaitable qu’il n’y ait pas de maillon faible. Parents, professeurs des écoles, éducateurs sportifs et simple citoyen, à chacun sa mission. Les parents sont responsables de l’éducation de l’enfant sur un plan global, les professeurs de la culture générale et les enseignants de sport le sont pour l’éducation physique. Mais pas simplement. Le sport et les arts martiaux sont porteurs de valeurs morales. Ils ne doivent pas se limiter à la simple acquisition d’une technique, d’un renforcement musculaire ou bien d’une performance. Il existe un règlement sportif, et tout simplement des règles de vie attachées à un groupe aux objectifs communs. Que ce soit sur un terrain de foot ou sur un tatami. Sans ces règles, toute pratique devient impossible. Cela participe inévitablement à un bien-vivre en société.
Maintenant, il est certain que notre tâche sera plus ardue si l’on nous confie des enfants qui n’ont pas l’habitude de respecter les consignes basiques. Cela peut venir de foyers très défavorisés par une déstructuration totale, dans lesquels il n’y a pas du tout d’éducation, mais aussi de familles dans lesquelles règne une certaine passivité face aux interdits. Le problème n’est pas le même entre “pas d’éducation du tout”, et une  “mauvaise éducation”. Le premier cas de figure étant peut-être plus facile à régler.
Il existe un autre domaine dans le quel il serait bon d’intervenir, je veux parler de la propagation de scènes de combat d’une violence forcément contagieuse. L’éducation se fait par la transmission orale mais également par l’exemple. Des vidéos dans lesquelles sont présentées – entre autres – des frappes sur un homme ou une femme à terre, ne vont pas dans le bon sens.
Les arts martiaux se doivent être une véritable “école de vie”, grâce à une pratique éducative et à la diffusion d’images dans lesquelles transpirent la maîtrise, la loyauté et le respect du partenaire (de l’adversaire en compétition) et de son intégrité physique.
Nous pouvons ainsi apporter une contribution au mieux-vivre en société !
Site du club de ju-jitsu Eric Pariset : www.jujitsuericpariset.com

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