Monsieur Henri Courtine 10e Dan

Monsieur Henri Courtine vient d’être nommé 10ème dan. Un événement, une « entrée dans l’histoire », comme le titre « Judo magazine ». En effet, seulement cinq personnalités – reconnues par le Japon – peuvent se prévaloir de ce grade.
La carrière de Monsieur Henri Courtine est exceptionnelle et exemplaire. Chacun pourra retrouver en détail, sur Internet ou bien dans des ouvrages qualifiés le parcours de ce pionnier du judo.
Si cette promotion me fait particulièrement plaisir, c’est bien sûr eu égard à l’admiration que je porte- en tant que budoka – à ce « samouraï du 20ème siècle » et à son fabuleux parcours, mais c’est aussi à titre personnel. Et cela pour deux raisons principales.
courtineTout d’abord, il a accompli une grande partie de ce parcours en « tandem » avec mon père, Bernard Pariset. Ils ont gravi ensemble les divers échelons (à compter de la remise de leur 6ème dan en 1968, ils ont été les plus hauts gradés du judo français et vraisemblablement, mon père aurait reçu la même distinction s’il était encore parmi nous). Ils se sont également partagé les nombreux titres qui ont constitué deux palmarès d’exception, surtout à une époque ou les catégories de poids n’existaient pas en judo ! Etant tous les deux des gabarits moyens, ils rendaient parfois 30 kilos à leurs adversaires…
Différents de par leur caractère et leur technique, ils ont su mettre ces nuances – devenues complémentarités – au service du judo international et plus largement des arts martiaux. Ils ont été amis et adversaires sur les tatamis, dans le sens noble du terme ; ils étaient également des professeurs au savoir inépuisable et possédant une pédagogie innée mais exceptionnelle, à une époque où il n’existait aucune méthode pédagogique… et c’était peut-être mieux ainsi. N’en déplaise à ceux qui prétendent que certaines choses s’apprennent, oui, mais pas le talent !

« Courtine-Pariset » ou « Pariset-Courtine », cela claquait. Tous les passionnés de sport (toutes disciplines confondues) des années 50 et 60 se souviennent de cette association qui a écrit les plus belles pages du judo français.

La deuxième raison de mon plaisir réside dans le fait que Monsieur Courtine a occupé directement une place particulière dans ma vie. Tout d’abord, il animait – toujours avec mon père – le célèbre stage international de Beauvallon-sur-mer, (en face de Saint-Tropez) de 1965 à 1970. Je le côtoyais alors environ deux mois par an durant la saison d’été. J’ai appris à le connaître, à l’apprécier et à l’admirer. Ensuite, alors lycéen à Saint-Michel de Picpus, j’ai eu le privilège de suivre son enseignement dans la section judo du lycée. Puis, Monsieur Courtine a pris, entre autres responsabilités, la présidence de la section judo du Stade français dans les années 80. J’ai pu combattre sous les couleurs bleue et rouge de ce club mythique et sous sa bienveillance.
En dehors des tatamis, nous nous rencontrons régulièrement. Notre amour partagé d’un certain département méridional, facilite ces moments qui sont pour moi privilégiés.
En fait, il reste le meilleur ami de mon père, il a été l’un de mes professeurs, il est pour moi un modèle sur de nombreux points précis, comme la rigueur et le sens de l’organisation. En conclusion, je peux affirmer qu’il est en quelque sorte mon « père spirituel »!

Le site du club Eric Pariset: www.jujitsuericpariset.com

Commentaires

  • judoka au club français plus de 10 ans élève de piquemal puis de pariset j,ai pu mesurer la baisse du style, du mental des combattants actuels….

  • Jai fréquenté le club de monsieur Courtine à la porte Champeret alors que j’étais à l’ecole hotelière rue Médéric.Un grand pédagogue,j’aimerais savoir son activité actuelle

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