Retour le 28 août

C’est avec un plaisir que je ne dissimule pas que je reviens à Paris pour y dispenser régulièrement mes cours de ju-jitsu. C’est avec le même plaisir que je vais retrouver beaucoup de mes fidèles élèves, mais aussi faire découvrir notre discipline à de nouveaux venus.

Comme je l’avais expliqué dernièrement sur mon blog dans un article appelé « retour gagnant », après trois années de réflexion, l’envie de retrouver la capitale, de renouer avec un enseignement régulier auprès d’anciens élèves et d’initier des néophytes a été la plus forte. Et puis, Pariset se marie très bien avec Paris !

Dans un premier temps ceux qui le souhaitent pourront me retrouver les mardis et jeudis (soirs et midis) au Fair Play Sport un dojo situé dans le XXe arrondissement et dirigé depuis des décennies par le karatéka Jean-Pierre Vignau, une personnalité forte des arts martiaux.

Notre ju-jitsu est une discipline à la fois simple et complète. Simple, lorsqu’elle est présentée et surtout enseignée correctement. Disposant d’une impressionnante palette de techniques elle permet de proposer une progression où chaque niveau pourra s’adapter. C’est cette palette qui en fait aussi une discipline très efficace, évolutive et dans laquelle la lassitude n’a pas sa place.

Pour les néophytes, il faut juste rappeler que sur le plan technique nous pratiquons les coups (poings, pieds, mais aussi tous ceux qui sont interdits dans les boxes réglementées), les projections et les contrôles (clefs, étranglements et immobilisations). En matière d’auto-défense toutes les ripostes à toutes les formes d’agressions sont envisagées et étudiées. Sur le plan physique, la souplesse, la tonicité et le « cardio » permettront d’acquérir une condition physique parfaite, cela dans le respect absolu du corps. Enfin, sur le plan mental, pour peu que le professeur remplisse son rôle il s’agira d’une véritable « école de vie » dans laquelle seront mises en avant de fortes valeurs de maîtrise, d’honneur et donc de respect, dans un climat qui condamnera sans relâche cette violence qui ne cesse d’enlaidir notre société et contre laquelle, nous éducateurs, nous avons un rôle majeur à jouer.

Alors, que ceux qui sont intéressés et qui souhaitent me retrouver n’hésitent pas à prendre contact avec moi pour que je puisse leur fournir tous les renseignements utiles.

A tous, bonne reprise et bonne saison 2018/2019. Entamer une saison en ayant le bon goût de s’inscrire dans un dojo traditionnel (attention afficher le code moral, ne signifie pas forcément qu’il soit appliqué), c’est parfait, mais aller au bout de la saison en question, c’est encore beaucoup mieux.

A très vite sur les tatamis.

eric@pariset.net  www.jujitsuericpariset.com   06 14 60 18 25

Traditions

Ne pas respecter certaines traditions dans le jujitsu dit « traditionnel » pourrait être surprenant. Or, parmi ces traditions existe le port de notre tenue appelée, par facilité, le kimono. J’avais consacré un article sur le sujet le 22 janvier dernier, donc je n’y reviendrai pas, si ce n’est pour confirmer ce qui y est écrit et enfoncer un peu plus le clou. Tant pis si ce n’est pas dans l’air du temps, mais il existe certaines habitudes et rites sur lesquels il ne me semble pas raisonnable de transiger. Sans pour autant jouer les pères fouettards, mais tout simplement en tant que « gardien du Temple », de façon à prévenir trop de dérives, surtout lorsque le curseur bascule à l’extrême en proposant une pratique avec des tenues diverses et variées, peu adaptées et parfois avec des chaussures sur un tatami. Vouloir se rapprocher de la réalité n’est pas forcément le bon argument à mettre en avant, la réalité étant la réalité, surtout si c’est pour bannir certaines règles, notamment sécuritaires et hygiéniques. Tout comme il est dommage, toujours au même titre, d’assister à des regroupements dans lesquels fleurissent également différentes tenues. J’ai moi-même pratiqué bon nombre d’arts martiaux, afin de satisfaire mon besoin de découverte, mais c’était à chaque fois dans la tenue de l’art martial en question, par principe.
Les traditions sont l’émanation du respect de règles et de dates, elles sont des points de repère. Elles imposent un devoir de mémoire et de rigueur. Pouvons-nous nous permettre de nous en passer ? Dans nos dojos, notre mission n’est-elle pas de les maintenir ?
Enfin, je pense que la tradition n’est pas dépassée ? et sans doute davantage à notre époque ? lorsqu’il s’agit de pratiquer dans des conditions entourées d’une certaine rigueur. Celle-ci favorise la concentration pour la recherche du détail et du geste précis, afin que la finesse technique prédomine, ce qui est un principe fondamental de notre art !
Site du club de ju-jitsu Eric Pariset : www.jujitsuericpariset.com

Encore un pont !

Samedi dernier était organisé un passage de grades EAJJ/FEKAMT à Paris. Sept candidats, cinq pour le 1er dan et deux pour le 2e, nous ont offert de belles prestations techniques. Résultats, sept reçus au grade supérieur. Concernant notre club, il compte désormais quatre nouvelles ceintures noires. Carine Polombo, Bastien Chanot, Mark Eacersall et Matthieu Gray auront l’honneur de porter cette ceinture emblématique. Les trois autres promus appartiennent au « club ami » de Drancy, dans lequel enseigne Pierre Tournet.
On a beaucoup écrit sur cette fameuse ceinture noire, notamment sur ce blog. Mais ne boudons pas notre plaisir en y rajoutant quelques lignes. En insistant peut-être sur le fait que l’accession à cette distinction n’est pas que le résultat d’un passage ponctuel, mais aussi celui de nombreuses heures d’entraînement et d’inlassables répétitions. Vous me direz que c’est une évidence ; sans travail, pas de résultat. Sans aucun doute, je ne soutiendrai pas le contraire. Mais justement, pour arriver à ce résultat, cela passe par un sacrifice en matière d’emploi du temps, tout du moins durant plusieurs mois avant la date fatidique. Un grade « compétition », comme il en existe en judo, se prépare à l’occasion des entraînements. Donc, pas de travail supplémentaire, si ce n’est de la régularité. C’est d’ailleurs dommage de franchir ces échelons – que le fondateur du judo voulait qu’ils soient la représentation de l’esprit, de la technique et du corps (Shin-Gi-Tai) – en se limitant aux performances essentiellement physiques. Mais revenons aux efforts qu’il faut consentir pour préparer notre ceinture noire (et la réussir). D’abord, il faut être arrivé à la ceinture marron, c’est-à-dire avoir pratiqué la même discipline plusieurs années durant, ce qui à notre époque est de plus en plus rare. Ensuite, il faut chercher un partenaire, le trouver, faire en sorte qu’il y ait des points communs, pas simplement sur le gabarit, mais aussi sur les emplois du temps respectifs. Etre prêt à sacrifier des grasses matinées, des soirées festives ou tout simplement familiales. S’astreindre à une régularité ainsi qu’à des efforts de mémorisation, de répétitions de chutes, d’imagination, etc. À partir de ce moment, une importante partie du grade est méritée et pour ainsi dire acquise. Reste l’autre, qui sera réussie le jour J, pour peu que le mental soit présent et qu’un malheureux grain de sable ne vienne pas enrayer la belle mécanique.
Le club a connu une belle semaine, elle s’annonçait relativement calme, pour cause de pont du 8 mai, et pourtant, un stage complet vendredi matin et un « carton plein » samedi après-midi ! Enfin, pour finir, un nouveau record en matière de personnes atteintes sur Facebook après la publication des résultats de samedi ! Vive les ponts !
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Le jugement

Ce nouveau billet s’inscrit dans la suite de celui de la semaine précédente.
Il n’est pas facile, tout du moins stressant, de se faire juger (ou examiner), cela l’est tout autant, sinon davantage, de juger. Que ce soit dans le cadre de la justice de notre pays, comme l’on dit, ou bien de celui d’un examen. Connaissance, objectivité et nuances sont indispensables pour évaluer. La connaissance du programme examiné semble une évidence, et pourtant quelquefois, on pourrait en douter… L’objectivité peut parfois être mise à mal en fonction de critères inavouables. Et puis, il faut être capable de faire preuve de nuance, par rapport à des éléments concrets.
Arrêtons-nous sur ce qui nous concerne plus particulièrement, à savoir les passages de grades.
Passons sur le premier point qui concerne la nécessité de la connaissance parfaite du programme à examiner, bien que parfois certains jugent soient investis d’une responsabilité qui dépasse leur compétence. Et, qui plus est, sont « grisés » par un pouvoir inhabituel. Abordons le deuxième point qui est plus délicat, celui de l’objectivité. Certes, aucun examinateur n’avouera une carence dans ce domaine. Pourtant l’expérience prouve qu’il faut être vigilant. Et ce n’est pas la moindre qualité que l’on réclame à un juge,  qui se doit d’exécuter sa tâche en fonction de l’unique prestation, sans prendre en considérations d’autres éléments.
Quant à la nuance, il s’agira de prendre en considération le niveau de l’examen, en l’occurrence le grade. Mais aussi l’âge. Ne pas réclamer la perfection – si tant est qu’elle existe – pour l’obtention d’un 1er dan, au risque d’être bien embêté pour le 5e. Et puis, pour un jeune candidat, le niveau demandé ne sera pas le même que celui d’un pratiquant plus âgé ; le jury devant faire preuve d’une exigence plus importante quant à la condition physique, par exemple ! Enfin, il faudra faire la nuance entre les fautes relatives, qui demandent de la part des juges une simple remarque et d’autres, en rapport direct avec l’efficacité qui, elles, doivent être sanctionnées.
En résumé, pour faire partie du jury, il faut être compétent, impartial et… il faut réfléchir ! 
Cependant, à l’inverse, en cas d’échec, la personne examinée ne doit pas systématiquement reporter la responsabilité sur un tiers, en l’occurrence, l’examinateur et/ou le professeur. La capacité à admettre ses erreurs devra exister.
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Toujours à propos des katas

J’ai toujours été un ardent défenseur des katas. Mais à cause d’une certaine méconnaissance dont font preuve certains à leur égard, ces exercices risquent d’être  déviés de leur utilité première.
Les katas ont été créés avant tout pour regrouper les techniques dans des  classifications, facilitant ainsi leur mémorisation et leur transmission au travers des âges.
Ensuite, ils font office de travail  technique, physique et mental. Ils peuvent aussi être utilisés comme méthodes d’entraînement. Ils sont également des exercices de style et de démonstrations.
Ils permettent de faire la distinction entre une simple méthode de combat et un art martial.
Enfin, on peut les utiliser comme moyen d’évaluation lors des passages de grades.
Mais en aucun cas, ils ne doivent être considérés comme une purge qu’il faudrait s’administrer quelque temps avant l’accession à un grade supérieur.
Or, ce n’est pas – encore – une généralité, certains membres de jury (toutes fédérations confondues) ont tendance, par une conception erronée de ces formes de travail, à provoquer une sorte de rejet à leur égard. Les katas ne sont pas des « machines à recaler », mais, en l’occurrence à l’occasion d’un examen, une démonstration au travers de laquelle on  constatera une bonne maîtrise globale de la part du candidat. Enfin, en tant que juge, on se doit de hiérarchiser les éventuelles fautes.
Il est temps de replacer le kata dans sa véritable fonction afin d’éviter que certains s’en détournent.  Ils sont une part de notre patrimoine technique et pourquoi pas le revendiquer, de notre patrimoine culturel.
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Bercy 1995

Samedi prochain aura lieu le 30e festival des arts martiaux organisé par le magazine Karaté Bushido. Pour cause de rénovation de Bercy, c’est le Palais des congrès qui accueillera l’événement. Avec une capacité d’accueil largement inférieure, il est certain que la salle de la porte Maillot fera beaucoup moins d’heureux. À douze reprises j’ai eu le plaisir de présenter notre discipline dans ce qui devenait une fois par an et l’espace d’une soirée, le plus grand dojo du monde. Chacune de ces participations fut un grand moment. Parmi celles-ci, j’ai une préférence pour l’édition de 1995. Il se trouve que cela fait juste vingt ans. J’ai pensé fêter cet anniversaire en vous proposant de la découvrir ou d’en profiter une nouvelle fois. Mes partenaires étaient Laurent Rabillon, André Ohayon et Olivier Hermeline. Je les remercie une nouvelle fois pour leur collaboration. D’un naturel assez critique, non pas par plaisir, mais par exigence, autant vis-à-vis des autres, mais encore plus de moi-même, j’ai une tendance à remarquer les imperfections, plutôt que de sombrer dans une béate admiration qui n’engendre pas de remises en question. Cela étant, je sais aussi apprécier ce qui est réussi, surtout chez les autres, d’ailleurs. La préparation de ces démonstrations demandait beaucoup de travail. Élaboration d’un scénario qui serait prétexte à la démonstration technique. En ayant comme objectif de démontrer un maximum de situations d’attaque. En face desquelles nous devions proposer une bonne représentation de l’arsenal technique appartenant au ju-jitsu, sans oublier qu’il s’agissait aussi d’un spectacle. Et à ce titre, la nécessité de sélectionner ce qui offrait à la fois de l’efficacité et du démonstratif s’imposait. Pour un bon résultat, il était absolument indispensable de procéder à d’inlassables répétitions, pour des raisons d’automatisme, mais aussi, tout simplement de condition physique. Les pratiquants comprendront. Pour conclure, j’espère que les spectateurs passeront une bonne soirée samedi prochain, même si, apparemment, une nouvelle fois, le ju-jitsu traditionnel sera absent du plateau.
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Action, réaction…

En vérité, cela devrait se nommer « action, réaction et… action », sans quoi cela n’a que peu de sens. L’obtention d’une réaction est au service d’une action qui s’ensuivra. Plus clairement, si nous souhaitons obtenir une réactivité, c’est dans le but d’agir grâce à celle-ci. Cela concerne les disciplines de combat et s’introduit dans le processus d’une stratégie mise en œuvre pour aboutir à un résultat. Mais plus largement, volontairement ou involontairement, nous pratiquons cela dans la vie, tout simplement. Plus profondément, d’ailleurs, un acte positif entraînera bien souvent une réponse positive et inversement. Cet état n’est pas que l’émanation de la philosophie bouddhiste, puisque l’expression bien connue : « Qui sème le vent récolte la tempête », plus exactement : « Ils sèment le vent, ils récolteront la tempête », est une traduction œcuménique de la Bible, datant du VIIIe siècle avant J.-C.
Concernant le combat, soyons concrets en expliquant tout simplement que si nous poussons quelqu’un, il existe de fortes chances qu’il nous repousse, nous pourrons ainsi profiter de l’énergie qu’il a déployée pour cela. Attention à ne pas « tomber » dans le contre qu’il pourrait nous administrer si nous poussions avec plus de force en ayant l’intention de le déséquilibrer frontalement. C’est pour cela qu’un certain apprentissage pourrait être mis en cause.
En fait, un résultat pourra s’obtenir de trois principales manières. La première consiste à appliquer une action directe, mais avec un risque de contre, comme nous l’avons dit plus haut. La deuxième, en contrant l’action de l’attaquant ; à la condition qu’il en entreprenne une. Enfin, si tel n’est pas le cas, la troisième manière consistera à l’amener à réagir par une action de notre part.
En résumé 1 – Action directe de notre part. 2 – Action de l’opposant et réaction en contre-prise. 3 – Action, réaction et… action.
Un peu compliqué ? Alors, rendez-vous sur les tatamis ! 
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Trois mouches

Les arts martiaux ne se contentent pas de nous apprendre la science du combat, mais ils doivent également nous transmettre un art de vivre dans lequel chacun pourra s’épanouir. Avec certaine qualité comme le contrôle de soi. En sachant, ou en rappelant, que – comme l’illustre le récit proposé ci-dessous – la plus belle des victoires est incontestablement celle que l’on obtient sans combattre. Le récit proposé ci-dessous est issu du superbe petit ouvrage publié par Albin Michel, Contes et récits des arts martiaux de chine et du Japon, dans lequel Pascal Fauliot nous en propose bien d’autres tout aussi savoureux et riches en philosophie.

« Dans une auberge isolée, un samouraï est installé à dîner, seul à table. Malgré trois mouches qui tournent autours de lui, il reste d’un calme surprenant. Trois rônins (guerriers vagabonds, sans maître) entrent à leur tour dans l’auberge. Ils remarquent aussitôt avec envie la magnifique paire de sabres que porte l’homme isolé. Sûrs de leur coup, trois contre un, ils s’assoient à une table voisine et mettent tout en œuvre pour provoquer le samouraï. Celui-ci reste imperturbable, comme s’il n’avait même pas remarqué la présence des trois rônins. Loin de se décourager, les rônins se font de plus en plus railleurs. Tout à coup, en trois gestes rapides, le samouraï attrape les trois mouches qui tournaient autour de lui, et ce, avec les baguettes qu’il tenait à la main. Puis, calmement, il repose les baguettes, parfaitement indifférent au trouble qu’il venait de provoquer parmi les rônins. En effet, non seulement ceux-ci s’étaient tus, mais pris de panique, ils n’avaient pas tardé à s’enfuir. Ils venaient de comprendre à temps qu’ils s’étaient attaqués à un homme d’une maîtrise redoutable. Plus tard, ils finirent par apprendre, avec effroi, que celui qui les avait si habillement découragés était le fameux maître Miyamoto Musashi. »

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Vidéos à tout-va

Internet, cet outil de communication – que vous êtes d’ailleurs, tout comme moi, en train d’utiliser – est bien capable du meilleur comme du pire.
La capacité que possède l’homme à engendrer de merveilleuses inventions qui peuvent parfois se retourner contre lui, comme une bête immonde incontrôlable, ne lasse pas d’étonner.
L’actualité ne démentira pas ces propos.
Pour ce qui concerne les arts martiaux, le problème n’est pas aussi grave, mais préoccupant !
Beaucoup se font plaisir au travers de vidéos postées, montrant leurs exploits ou bien ceux de leurs proches. Certaines, présentant de jeunes enfants, sont parfois plus dérangeantes, surtout lorsqu’il s’agit de combats ressemblant à des bagarres de chiffonniers aux interdits très relatifs.
Le danger se situe aussi dans l’apprentissage que certains essaient d’expérimenter au dojo dans les jours qui suivent la découverte d’images.
En effet, ceux qui désirent appliquer en combat des techniques trouvées sur Internet, présentées sans mise en garde, doivent être informés quant à la dangerosité de telles initiatives. Surtout que parfois, ce qui est proposé, émane de pratiques plus ou moins reconnues et souvent dangereuses. Tout le monde n’est pas en capacité d’appliquer ou de subir n’importe quelle technique. Ensuite, chaque discipline possède ses interdits et tenter d’appliquer quelque chose de non autorisé (en connaissance de cause ou pas) n’est pas raisonnable et peut entraîner de graves blessures.
Concernant les katas, ou exercices imposés, l’élève s’y perd quelque peu et certains accros du Web reviennent chaque semaine avec la dernière version trouvée en ligne au risque de remettre en question celle de la semaine passée et surtout l’enseignement du professeur à qui l’on doit faire confiance et qui reste la référence ! Et puis, l’internaute peut être désorienté face à une multitude de conceptions et d’approches sur des techniques pourtant basiques. De quoi y perdre son japonais !
Enfin, la propagation de vidéos aux images parfois choquantes ne participe pas à la lutte contre la violence et pourtant !
Cependant, à l’inverse, il n’est pas non plus exclu de pouvoir se régaler en visionnant de belles séquences techniques ou de beaux combats au travers desquels les acteurs feront partager un haut niveau ainsi qu’un état d’esprit exemplaire.
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Résolutions

Le dernier billet daté de 2014 pour souhaiter à nouveau de belles fêtes ainsi qu’une très heureuse nouvelle année. Ce peut être aussi l’occasion de proposer une petite réflexion sur ce qui nous rassemble, à savoir les arts martiaux et plus précisément sur la place qu’ils occupent dans la vie de chacun. Pour les enseignants, qu’ils soient appelés maître, senseï, professeur, tout simplement monsieur, ou encore par leur prénom, l’implication est totale. Comment pourrait-il en être autrement. Bien qu’existent deux cas de figure. Ceux qui exercent à temps complet et ceux qui le font partiellement. Avoir la possibilité et la chance d’en faire son unique métier n’est pas évident. Pour beaucoup, c’est en complément d’une autre qualification professionnelle qu’ils s’adonnent à la transmission du trésor des samouraïs. Cela ne retire aucune qualité à leur prestation, sauf que l’implication générale n’est pas forcément identique. Même si, sur le plan de la passion, n’existent pas de différences. Maintenant, côté élèves, celles-ci se font davantage ressentir. Entre les mordus qui ne rateront pas une séance quelle que soit l’invitation qu’il leur sera faite et celui qui, au contraire, prépare sa tenue au dernier moment et encore quand il la prépare, puis se rend au dojo, un soir où il n’y a pas mieux à faire ; pas de copain disponible pour un apéro, ni pour un ciné. Bref, une soirée où l’on va en profiter pour effectuer une petite transpiration qui ne permettra pas de réaliser de réels progrès, mais donnera bonne conscience en éliminant quelques toxines. Malgré tout, un effort existe et il est peut être dans les attributions de l’enseignant de tenter d’insuffler une motivation plus importante. Non pas pour devenir un «?ultra?», il n’y a pas que les arts martiaux dans le vie, mais pour gravir la colline et réaliser des objectifs qui seront autant de sources de progrès et de satisfactions génératrices de bonheur. J’avais déjà dessiné, sur ce blog, les contours d’une bonne implication qui devraient entourer notre pratique. Un minimum de rigueur matérialisée par certains faits. En tout premier, une régularité. Venir même une seule fois par semaine, mais toutes les semaines. Être sur le tatami au moment du salut. Question de respect par rapport aux autres élèves et au professeur. Préparer avec attention son sac, en prenant soin de ne rien oublier, et que la tenue qui s’y trouve présente toutes les garanties d’hygiène. Se faire un peu violence un soir de petite fatigue, alors que l’on se dit que l’on serait bien mieux au chaud devant la télé et pourquoi pas en se gavant de spectacles de combats. Attention, il n’est pas question non plus de faire n’importe quoi, lorsque l’on est vraiment malade ou blessé. Faire souffrir son corps au-delà du raisonnable ne l’est pas ! Et puis comme évoqué plus haut, se fixer des objectifs. Par exemple, même si elle ne représente pas une finalité, la ceinture noire est une excellente motivation. Une fois acquise, il ne faut pas bouder le plaisir qu’offre une fierté légitime. Nous entrons dans un cercle privilégié. Citons un de mes élèves : «?La ceinture noire n’est pas un aboutissement, mais un accomplissement.?» Il se reconnaîtra au travers de cette belle formule. À l’aube de cette nouvelle année, et parmi ces quelques lignes, il y a déjà matièreà fabriquer quelques très bonnes résolutions… et à s’y tenir !       

Très bonne année 2015.

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