Vidéos et compagnie

Vidéos et compagnie
Les réseaux sociaux sont des espaces de liberté dans lesquels chacun donne son avis, ses impressions, formule ses coups de cœur et ses coups de gueule. Tout cela pouvant être immédiatement partagé par la planète entière. Nous sommes  libres ? ou pas ? de diffuser et/ou de regarder, avec tous les risques encourus, par ailleurs. Et puis chacun peut s’exprimer sous sa propre identité, ou non. Les pseudos sont légions et cela est sans doute un peu moins sympa. Agir sous sa propre identité reste plus clair ! Ceci étant, si ce n’est pas pour dénigrer anonymement, il n’y a pas de mal. Ensuite, il y a les vidéos postées qui font florès et sur lesquelles nous pouvons admirer et partager les fêtes entre copains et famille. La première dent du petit dernier, les premiers pas de la petite dernière. Il n’y a rien de choquant, puisque personne n’est obligé de regarder et tout simplement d’être branché sur ces réseaux qui peuvent être la source du pire comme du meilleur. De beaux élans de solidarité parfois s’y développent, mais aussi de sordides histoires peuplent quelquefois ces espaces. C’est aussi une façon d’être informé très rapidement. Ce qui peut être, disons, gênant dans le domaine qui nous intéresse plus particulièrement, à savoir les arts martiaux, ce sont les vidéos qui parfois portent à confusion, lorsqu’il s’agit d’images présentant des enchaînements officiels, type katas. Que chacun désire partager ses « exploits » n’apporte pas forcément de commentaires négatifs, mais cela peut amener un trouble dans l’esprit de ceux qui sont à la recherche de la bonne référence. Confusion et interrogation. Et puis, encore une fois cela n’engage que moi, il est dérangeant que soient diffusées des images (assez rares heureusement) présentant de jeunes enfants se bagarrant comme des chiffonniers dans des affrontements qui ressemblent à des combats de coqs. Ce n’est peut-être pas l’idéal pour une bonne éducation et sur le principe, tout bonnement. Et puis laissons la part belle aux jeux en présentant de la façon la plus saine possible les techniques de combat. D’autant que dans nos disciplines, la bascule « côté violence » pourra être très vite franchie et il semble nécessaire de rester vigilant pour maintenir le plus longtemps l’aspect ludique dans une pratique qui se veut éducative et dans laquelle le combat doit rester le prétexte à l’acquisition de qualités physiques et mentales. Enfin, à propos de ces moyens de communication, il faut admettre que  le sentiment d’appartenance à un ou plusieurs groupes se trouve renforcé par leur intermédiaire. Ils permettent aussi d’élargir ces groupes en question et de les « ouvrir », bien souvent sans aucun souci d’élitisme !  
Site du club de ju-jitsu Eric Pariset : www.jujitsuericpariset.com

Commentaires

  • Bonsoir,
    Je réagi à votre remarque sur les pseudos.
    J’ose espérer que vous n’oubliez pas que le nom de famille peut porter en lui même une connotation que l’on voudrait bien vouloir effacer.
    Ainsi si une personne possèdant une particule à son nom et réagissantt sur un comportement, est très souvent rangé dans le registre formé par l’image renvoyée dans l’histoire et les médias, comme une personne se croyant supérieur et donc son commentaire perd toute sa valeur pour certains.
    Ceci n’est qu’un exemple parmis tant d’autres. Il se peut aussi qu’un nom fasse référence à une personnalité comme un homme politique dont la réputation est en berne.
    Quelle couleur donneriez vous à leurs commentaires ? Les terniriez-vous de l’absence de lumière que rapporte leur nom ?
    Alors oui aux pseudos et à un relatif anonyma. Internet n’est pas un lieu de délation, pas tout à fait encore.

    Math

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