L’élève : « Maître, vous nous enseignez l’art du combat mais vous ne parlez que de paix. Comment concilier les deux ? » Le Maître : « Il vaut mieux être un guerrier dans un jardin, qu’un jardinier en guerre… »
Nous sommes nombreux à militer pour l’éradication de ce fléau qu’est la violence, sans ignorer qu’elle a toujours existé ; les racines sont profondes et les raisons multiples.
Cependant il n’est pas interdit d’espérer et il ne faut pas baisser les bras dans ce légitime combat.
Aujourd’hui il ne s’agit pas d’un exposé sur les origines et les causes des différentes formes de violences, je me limiterai à mon domaine de compétence professionnelle et à l’impact positif que mon métier se doit d’apporter à la société.
Chaque professeur, quelle que soit sa place et quel que soit la discipline qu’il enseigne, a son rôle à jouer. Dans cette lutte, l’éducation est fondamentale, elle permet de prendre le mal à la racine. Certes, cela s’inscrit sur du long terme, mais cet enjeu le mérite.
Les professeurs d’arts martiaux ont une responsabilité encore plus importante dans la mesure où ils enseignent des techniques de combat ; celles-ci pouvant engendrer une issue fatale si elles sont appliquées sans contrôle ; elles devront donc être considérées et enseignées avant tout comme des armes de dissuasion et être utilisées en dernier recours. La plus belle des victoires étant celle que l’on obtient sans combattre.
C’est toute la difficulté de l’enseignement de nos disciplines qui doit se faire dans un but éducatif et non destructif. On ne répond pas à la violence par la violence. Je sais que cette phrase est considérée comme un poncif et que certains pensent que de tels propos sont empreints d’un angélisme inadapté ou d’un laxisme répréhensible, ou encore d’une utopie avérée. C’est un point de vue.
N’oublions pas que pour lutter contre cette violence il existe deux façons : l’éducation et la répression. Il n’est donc pas difficile d’identifier celle qui incombe à nous, qui sommes avant tout des éducateurs.
Être contre la violence n’est pas forcément faire preuve d’inconscience ; lorsque l’on est agressé violemment, il faut être capable de riposter efficacement, avec un niveau technique et mental permettant d’agir rapidement, mais avec nuance dans la mesure du possible, sans ignorer les notions de légitime défense et de respect de la vie.
Faire le constat que certains arts martiaux peuvent être utilisés à de mauvaises fins, ou enseignés de façon brutale, violente, est navrant. Heureusement, c’est le fait d’une minorité de personnes qui ne peuvent être considérées ni comme des éducateurs, ni comme des budokas. La majorité des enseignants sont heureusement conscients de l’enjeu.
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Elle a toujours guidé mon action et encore davantage au fil des ans. L’expérience venant s’ajouter à l’idée que l’on se fait de la profession exercée.
« Surmonter l’habitude d’employer la force contre la force est une des choses les plus difficiles de l’entraînement du judo (et du ju-jitsu). On ne peut espérer progresser sans y parvenir ». Jigoro Kano
On ne fait pas toujours ce que l’on veut, il y a les imprévus, les impondérables, les cas de force majeure, etc. Mais parfois, l’absence à une séance est la conséquence d’une « petite flemme », d’une flemmingite aiguë ! Certes, on n’est obligé de rien, mais lorsqu’on cède à la facilité on rompt une sorte de triple engagement.
C’est pour les besoins d’une démonstration qu’est né cet enchaînement. 

Aujourd’hui intéressons nous au katame-waza (les techniques de contrôle). Il s’agit de l’une des trois composantes du Ju-jitsu. Pour rappel, les deux autres sont l’atemi-waza (les techniques de coup) et le nage-waza (les techniques de projection).
Même si une même personne peut endosser les deux rôles, les objectifs ne sont pas les mêmes, chacun a sa propre mission.