Bercy

Comme chaque année à pareille époque le magazine Karaté-Bushido propose le Festival des arts martiaux. Ce sera le week-end prochain à Bercy. Je ne connais pas encore le programme en détail, mais je suppose que malheureusement le ju-jitsu traditionnel ne sera pas de la partie.
D’une certaine façon, j’assume une part de responsabilité dans cet état de fait. Pas à cause de mon absence physique dans l’arène du POPB (Palais omnisports de Paris-Bercy, c’est son nom officiel) – il y a un temps pour chaque chose et puis j’y ai déjà participé à douze reprises. Non, c’est le constat d’un manque de disponibilité qui empêche de mettre en place une organisation nationale qui gérerait le ju-jitsu comme il le mérite. Par exemple en réalisant, entre autres projets, la formation d’équipes de démonstration pouvant représenter notre art dans différentes manifestations. Pour atteindre de tels objectifs, il est indispensable d’être tout à fait disponible. Ce qui, à titre personnel, n’est absolument pas le cas pour le moment. Peut-être un peu plus tard.
Pour revenir à Bercy, j’ai été très heureux et très fier de représenter à tant de reprises notre discipline lors de ce prestigieux évènement.
A chaque fois, j’y ai apporté un soin très particulier lors de la  préparation des démonstrations. Avec mes partenaires nous commencions à nous y atteler début janvier, nous imposant ainsi environ trois mois de répétition à raison de deux entraînements hebdomadaires.
Parmi mes prestations préférées, j’en dégagerai trois.
Pour l’émotion, grâce à l’accueil du public : l’année 1993. Pour l’aspect technique (de mon point de vue) : 1995. Enfin, pour la mise en scène, incontestablement le cru 2000. Cette année-là, j’avais en charge de faire revivre en quinze minutes le scénario du célèbre film de Kurosawa : La Légende du grand judo. L’histoire de Jigoro Kano, qui après plusieurs années de pratique et de  recherche avait créé sa propre école, le KODOKAN.
Par l’intermédiaire du lien ci-dessous, je vous propose de la découvrir ou de la redécouvrir.
Et vive le ju-jitsu.

 

Commentaires

  • C’est vrai que cette édition là est particulière, chargée de sens et d’émotion. Mais chose qui est récurrente lors de toutes tes prestations c’est le respect et la reconnaissance qui transpirent vis à vis de tes partenaires. Et, c’est cette dimension là qui à mon sens est primordiale dans la pratique d’une discipline comme la nôtre… merci Eric

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Le temps imparti est dépassé. Merci de recharger le CAPTCHA.