Harai-Goshi et les 16 techniques

Depuis plusieurs semaines, chaque mardi soir, à l’occasion du cours de 20 h 00, je propose aux élèves de « décortiquer » une à une les  16 techniques de notre enchaînement phare.
Cette semaine, c’était au tour de la 13e de passer sur le grill.
Il s’agit d’une tentative de saisie sur l’arrière à laquelle Tori riposte d’abord par ushiro-géri pour arrêter et déséquilibrer Uke. Ensuite, il enchaîne avec harai-goshi et finalise avec l’étranglement hadaka-jimé.
Cette technique est très intéressante, non pas que les autres le soient moins, mais celle-ci plus particulièrement dans la mesure où elle met en présence les trois composantes du ju-jitsu, dans l’ordre le plus logique de leur suite : coups, projections et contrôles.
Véritable reflet d’un enchaînement type du ju-jitsu, ce numéro treize, en plus d’éventuellement porter bonheur, est composé d’une grande technique de projection, à savoir harai-goshi.
Le travail mis en place chaque mardi soir (même quand il y a du foot, les ju-jitsukas sont présents, ils ont bon goût), propose aussi de s’arrêter plus particulièrement sur un point précis ou plus exactement de fouiller une technique en particulier. Ce fut donc le cas pour harai-goshi, mardi dernier.
Différentes formes peuvent être envisagées dans l’étude de ce mouvement appartenant à la famille des techniques de hanches. De celles utilisées dans le nagé-no-kata aux plus sophistiquées pratiquées en compétition de judo, en passant par les formes très utilitaires et pragmatiques de notre ju-jitsu.
Ces différentes façons d’appliquer harai-gochi concerneront principalement la saisie avec les mains. Compétition de judo ou utilisation en self-défense, bien évidemment, ce que l’on appelle le kumi-kata en judo (la prise de garde) sera différent. Il s’avère être de plus en plus déterminant en compétition. On peut le regretter, ce qui est mon cas. L’évolution des règles d’arbitrage n’inverseront pas la tendance. Le problème est tout autre en matière de self-défense, puisqu’il n’est pas nécessaire de mettre en place son kumi-kata pour appliquer cette technique et bien heureusement. 
Le placement des mains doit être possible même quand il y a peu ou pas de tissu sur Uke. Pour un droitier, la main préférée pourra se trouver placée aussi bien sur l’omoplate (façon nagé-no-kata), qu’au niveau des lombaires ou encore le bras droit pourra t’il entourer « généreusement » le haut du corps de Uke au niveau du cou.
Enfin, pour ne jamais oublier que le ju-jitsu doit favoriser l’enchaînement, il est indispensable de s’astreindre à répéter inlassablement et avec le plus de fluidité possible le cocktail « coup, projection et contrôle ».
La semaine prochaine nous travaillerons sur  la 14e technique.
Ecrire et lire c’est bien ; pratiquer c’est mieux, alors rendez-vous très vite sur les tatamis.
Site du club de ju-jitsu Eric Pariset : www.jujitsuericpariset.com

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