Ju-jitsu à Saint-Tropez

306594_198429053616735_801135129_nAvant de poursuivre l’étude du Goshin-jitsu entreprise dernièrement, je vous propose un nouveau crochet par Saint-Tropez pour faire un petit historique de la section ju-jitsu dont la responsabilité m’incombera à partir du mois de septembre.

L’histoire a commencé en 1978 avec Jean Guignard, ingénieur de son état mais aussi professeur de judo. Sa retraite l’a amené dans le Var. Membre de l’ordre des professeurs de judo et passionné de self-défense, il avait compris que le ju-jitsu pouvait être proposé en parallèle et en complément, ou même en alternative à un judo devenu ultra-sportif qui désorientait des néophytes à la recherche d’une méthode de défense et/ou d’un moyen d’épanouissement physique et mental moins dépendant d’une condition physique athlétique et de méthodes d’entraînement peu compatibles avec le sport-loisir. C’était la conception qu’en avait Jigoro Kano, lorsqu’à partir de l’ancien ju-jitsu il a élaboré une forme de travail qu’il a appelé judo en ne souhaitant pas que celui-ci ne devienne qu’un sport et en privilégiant la possibilité d’être pratiqué par des personnes sans caractéristiques physiques exceptionnelles. Lui-même avait une constitution physique qui avait suscité son intérêt pour les techniques au travers des quelles la force ne primait pas.  Mais ceci est une autre histoire  que nous pourrons évoquer à nouveau dans quelques temps…

Cet aparté pour signifier que le fondateur de cette section tropézienne possédait une ouverture d’esprit ; c’était de bonne augure !

Ce groupe ju-jitsu s’est très vite développé et a atteint une quarantaine de participants dont une majorité de pratiquantes féminines !

Après la disparition de Jean Guignard, c’est tout naturellement Jacky Le Fur, le plus ancien dans le grade le plus élevé, qui a repris le flambeau, en s’occupant aussi d’une autre section ju-jitsu dans un autre village célèbre : Ramatuelle ! Les deux groupes fonctionnaient en parallèle  et se retrouvaient régulièrement afin de proposer diverses animations qui ne manquaient pas de cristalliser les valeureux et fidèles samouraïs. Galette des rois, chandeleur et autres traditions étaient autant de prétextes pour se réunir en dehors des tatamis.

En 2010, les genoux de notre amis Jacky ont brandi le drapeau blanc et  faute de volontaire, la section ju-jitsu a déposé  les armes, bien malheureusement.

Les circonstances font qu’à l’heure actuelle je me retrouve à Sainte-Maxime, juste en face de Saint-Tropez, que l’on appelle aussi « la cité du Bailli » en référence au Bailli de Suffren (1726-1788), illustre marin dont la statue est en bonne place sur le port. Sainte-Maxime à qui Saint-Tropez refuse de donner l’heure en affichant que trois quadrants sur son clocher et qui attribue à sa rivale l’avantage d’être la commune la plus chanceuse de la planète, puisque la seule à posséder un vis-à-vis avec le célèbre village. C’est peut-être ici qu’est née la fameuse expression « querelle de clochers » !

Sur le plan purement pratique les cours ont pu bénéficier de différents sites en fonction des disponibilités et de l’évolution du nombre d’adhérents. Actuellement une ancienne école transformée en dojo, à quelques mètres de la Place des Lices, accueille les passionnés d’arts martiaux. Judo et karaté y sont installés et la section ju-jitsu (telle le Phénix) ne devrait pas manquer de renaitre de ses cendres. J’aurai le plaisir de m’y employer.

En attendant la rentrée deux séances découvertes seront proposées la dernière semaine de juin et sans doute – en fonction des demandes – quelques cours seront programmés en juillet et en août. Sans oublier, bien évidement les stages de cet été à Sainte-Maxime. Autant d’évènements qui ne  manqueront pas de rassembler les Varois et les vacanciers amoureux de cette belle région.

Site du ju-jitsu Eric Pariset : www.jujitsuericpariset.com

 

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