Les 16 atémis

Parmi l’arsenal technique dont dispose notre discipline existe un enchaînement qui n’est pas forcément le plus représentatif de notre art, ni le plus spectaculaire, mais qui a toute sa place et dont l’étude est parfaitement justifiée. Il s’agit des « 16 atémis ». Pour les novices, « atémi » signifie « coup ».
Créé au début des années 1980, sa pratique permet d’aborder de façon assez simple un domaine important du ju-jitsu et de se perfectionner dans l’art de donner les coups et plus encore de ne pas les recevoir. 
L’unique pratique de cet exercice ne serait pas compatible avec une méthode de défense complète. C’est pour cette raison que l’on doit très vite envisager de le travailler assorti de suites mettant en scène les autres composantes du ju-jitsu. Les atémis, les parades et les blocages doivent être compatibles avec les projections et les contrôles, notamment au niveau des postures utilisées. Il est bon de rappeler que les atémis ne sont pas la finalité d’une défense, mais un moyen d’y parvenir dans les meilleures conditions.
Une des particularités de cet enchaînement sera justement l’absence de « garde ». Il s’exécute à partir d’une position naturelle dans laquelle rien ne laisse à penser qu’Uke va attaquer et pour ce qui concerne Tori, il s’agit de s’habituer à réagir à partir de cet état de fait, d’une part et d’autre part prendre l’habitude de le faire dans une position naturelle sans avoir besoin de se mettre « en garde ». Des attaques peuvent survenir soudainement sans que nous ayons eu le temps de nous mettre en position de combat. Cette possibilité ne nous sera forcément toujours offerte.
Parmi les particularités de ces « 16 atemis », Tori et Uke changent de place entre chaque technique et entre l’exécution à droite et l’exécution à gauche à partir de la sixième. A l’instar du nage-no-kata (kata de judo), chaque technique est présentée des deux côtés.
Et puis, le fait que notre école (l’EAJJ) le programme pour l’obtention des « dans » (les degrés) rend cet enchaînement incontournable.
Pour terminer par un aspect positif qui ne se ressent pas forcément dans celui qui est imposé dans un programme, il ne faut surtout pas négliger le simple plaisir éprouvé lors des répétitions, ainsi que le constat de progrès réalisés. Cela sera une belle récompense.    
Site du club de ju-jistu Eric Pariset : www.jujitsuericpariset.com

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