Comme promis…

Henri Courtine

Comme promis un nouvel hommage, plus personnel, cette fois !

Dissocier Henri Courtine de mon père est impossible, le contraire l’est tout autant.
Mon chagrin en a été que plus important à l’annonce de sa disparition.

Il a été un champion au palmarès exceptionnel, son judo l’était tout autant, grâce à un style d’une grande pureté. Spécialiste, entre autre, des balayages, ce qui lui avait d’ailleurs valu la « une » d’un journal qui n’avait pas manqué d’humour : Courtine le « roi des balayeurs ».

Il y a eu le champion, le professeur, mais aussi le dirigeant qui a occupé des postes prestigieux en France, mais aussi au niveau international.

Cette carrière force l’admiration. Mais pour moi qui ai eu la chance de le côtoyer dans la sphère privée, il représente bien plus que tout cela. Celui qui fut l’adversaire de mon père sur les tatamis, mais aussi et surtout son meilleur ami dans la vie est devenu au fil des années mon « père spirituel ».

Nous avons eu un long parcours en commun.
Je l’ai connu alors que j’étais tout jeune enfant à Beauvallon-sur-mer, sur les bords de cette Méditerranée qu’il aimait tant. Précisément au camp de vacances du Golfe bleu où il dirigeait chaque été avec mon père et Anton Geesink le stage international.

Ensuite il a été mon professeur à la section judo du collège de Saint-Michel de Picpus à Paris. Cela me vaut d’avoir mes ceintures de couleur signées de la main de Bernard Pariset (naturellement mon premier et principal professeur) et de celle d’Henri Courtine (ils ne doivent pas être nombreux sont qui ont eu cette chance et cet honneur).

Puis, alors qu’il exerçait la fonction de Directeur technique national et qu’il avait validé la remise en valeur du ju-jitsu initiée par mon père, j’ai participé à l’élaboration de nombreux documents techniques sous sa responsabilité.

Ensuite nous nous sommes retrouvés sous les couleurs de la section judo du Stade Français. Lui président  et moi combattant.

Quand à la fin de sa carrière il a été nommé directeur du CREPS de Boulouris, nous avons eu à nouveau l’occasion de nous retrouver en Provence lorsque je participais à l’encadrement de stages fédéraux.

Je n’oublie pas les fois où j’ai été invité à passer quelques semaines de vacances en sa compagnie et celles de Micheline son épouse et de sa fille Catherine, à Sainte-Maxime, toujours dans le Var. Notamment en 1969, ce qui nous a valu d’assister ensemble en direct, le 21 juillet précisément (le jour de mes quinze ans) « aux premiers pas sur la Lune ».

Nous avons pu également faire quelques balades à cheval dans le beau département de l’Yonne, lorsqu’il venait passer quelques jours dans notre famille.

D’ailleurs si l’équitation était devenue la deuxième passion de mon père c’est grâce à Henri Courtine qui l’avait « trainé » un jour dans un ranch à Saint-Aygulf, pour occuper les « soirées d’après judo » du golf bleu. Il n’imaginait pas qu’ensuite, en plus de la direction de son club de la Rue des Martyrs à Paris, mon père allait créer un centre équestre à deux heures de la capitale.

A l’heure actuelle nous avons une propension à tourner trop rapidement les pages, à oublier nos aînés et ce qu’ils nous ont légué, faisons en sorte qu’il n’en soit pas de même pour le judoka qui m’a enchanté, le dirigeant que j’ai respecté et l’homme que j’ai admiré !

Sur la photo d’illustration (scène de la vie quotidienne au camp de vacances du Golfe bleu à Beauvallon-sur-Mer) déjà publiée dernièrement mais qui « colle » parfaitement à l’article, de gauche à droite : Mon père, Madame Courtine, Catherine Courtine, Henri Courtine, ma mère, votre serviteur et Massanori Fukami.

Recueil de contes !

Voilà un merveilleux recueil de contes, tous plus enrichissants les uns que les autres. Humour et leçons de vie pour le plus grand plaisir des lecteurs.
Ci-dessous un « petit échantillon » avec une courte histoire qui confirme le pouvoir de la dissuasion. (Cette histoire à déjà été proposée, il s’agit en quelque sorte d’une rediffusion, mais franchement on ne s’en lasse pas.)

Trois mouches

Dans une auberge isolée, un samouraï est installé, seul à une table. Malgré trois mouches qui tournent autour de lui, il reste d’un calme surprenant. Trois rônins entrent à leur tour dans l’auberge. Ils remarquent aussitôt avec envie la magnifique paire de sabres que porte l’homme isolé. Sûrs de leur coup, trois contre un, ils s’assoient à une table voisine et mettent tout en œuvre pour provoquer le samouraï. Celui-ci reste imperturbable, comme s’il n’avait même pas remarqué la présence des trois rônins. Loin de se décourager, les rônins se font de plus en plus railleurs. Tout à coup, en trois gestes rapides, le samouraï attrape les trois mouches qui tournaient autour de lui, et ce, avec les baguettes qu’il tenait à la main. Puis calmement, il repose les baguettes, parfaitement indifférent au trouble qu’il venait de provoquer parmi les rônins. En effet, non seulement ceux-ci s’étaient tus, mais pris de panique, ils n’avaient pas tardé à s’enfuir. Ils venaient de comprendre à temps qu’ils s’étaient attaqués à un homme d’une maîtrise redoutable. Plus tard, ils finirent par apprendre, avec effroi, que celui qui les avait si habilement découragés était le fameux Miyamoto Musashi.

Le ne-waza (le travail au sol)

Dernièrement j’ai évoqué Shozo Awazu – personnage incontournable du judo français –  à propos d’un livre paru en 1959. Cet ouvrage  traite d’un domaine d’une richesse exceptionnelle et d’une incontestable efficacité : le ne-waza (le travail au sol). Il est utilisé dans de nombreuses disciplines. Son étude et sa pratique sont passionnantes pour bien des raisons.

Je propose un article déjà publié sur mon blog ; il vante les mérites d’un secteur que j’apprécie tout particulièrement. En outre, cela permet de renouer avec des articles plus techniques, en attendant de pouvoir renouer la ceinture.

Le travail au sol constitue un domaine qui possède une richesse technique exceptionnelle, dans lequel il est possible de s’exprimer très longtemps, il offre la possibilité d’aller au bout de l’effort et enfin il n’est pas dénué d’un fort aspect ludique, ce qui ne gâche rien.

L’objectif n’est pas de détailler sa composition technique mais d’évoquer  ce que j’affectionne dans ce domaine. Il est malgré tout utile de remarquer que le panel technique du travail au sol est impressionnant : clés, étranglements, immobilisations et toutes les possibilités de combinaisons entre ces familles de techniques.

Les détracteurs du travail au sol se plaignent d’une promiscuité qui peut paraître gênante, mais aussi du fait que l’on n’est jamais au sol dans la réalité. Les plus présomptueux affirment qu’ils ne laisseront pas le loisir à un agresseur de venir au contact. D’autre part, certains (sans l’avouer) trouvent qu’il n’est pas agréable, à l’entraînement, d’être souvent « en dessous », ce qui arrive lorsque l’on n’est pas à l’aise dans ce secteur. On touche là à un cercle vicieux dans la mesure où moins on le pratique, moins « on est bon », et moins « on est bon » moins on l’aime et donc moins nous sommes enclins à le pratiquer. Il n’y a qu’à renverser le problème en pratiquant davantage.

Je reviens sur les points forts de ce domaine, ceux que j’apprécie particulièrement. En plus d’une incontestable efficacité si l’on est amené au sol, il y a un engagement total, la possibilité de s’y exprimer même en avançant dans l’âge et enfin l’aspect ludique.

Développons ces différents points. L’efficacité en matière de self-défense d’abord : elle est incontestable si par malheur on se retrouve à terre. En judo, bien maîtriser ce domaine ne peut que renforcer l’efficacité générale ; une autre fois, il sera intéressant de développer cet aspect.

A l’entraînement, le ne-waza  offre  un engagement complet dans la mesure où il est possible d’aller au bout de l’action et de l’effort, sans atteinte à l’intégrité physique du partenaire (si les deux respectent les règles préétablies). Il s’agit là d’une grande satisfaction.

Il est possible de s’y exprimer longtemps, même en avançant dans l’âge, puisque la stratégie et la technique sont plus importantes que la vitesse : « Le serpent n’avale pas la grenouille en une fois ».

Quant à l’aspect ludique, il est incontestable. Les joueurs d’échecs affirment qu’ils y trouvent un parallèle. Il est intéressant, par exemple, de pouvoir préparer plusieurs « coups à l’avance », surtout dans la mesure où la vitesse n’est pas déterminante (à l’inverse du travail debout). On peut donc tranquillement tendre des pièges et malicieusement, comme le chat joue avec la souris, prendre son temps jusqu’à ce que le partenaire tombe dans la toile d’araignée.

Si pour le néophyte le ne-waza n’offre pas beaucoup d’intérêt côté spectacle, en revanche un pratiquant confirmé appréciera l’évolution d’un combat, et pas seulement sa finalité, mais les moyens  et la stratégie utilisés afin d’y parvenir.

Ce domaine mérite l’appellation de « science du combat ».

Souhaitons que très vite nous puissions à nouveau y consacrer une grande partie de nos entraînements.

eric@pariset.net

Matériel, psychologie et physique

N’étant ni psychothérapeute, ni médecin, ni scientifique (mes connaissances se limitant principalement à la « science du combat »), je me contenterai  donc de l’exposition de sentiments et de légitimes ressentiments provoqués par la perte d’un outil de travail, d’un travail et par l’interdiction de pratiquer et d’enseigner une discipline éducative. Cela va faire un an que dure cette situation invraisemblable. Que de dégâts, de désastres pour revenir à la case départ avec l’annonce un troisième confinement « très serré » (le choix des mots n’est jamais anodin) !
Les confinements et autres couvre-feux sont pour tous une épreuve, mais lorsqu’à ces enfermements s’ajoute la suppression de votre travail, l’addition est lourde.

Le présent est terrifiant et l’avenir l’est tout autant.

Il y a la pandémie et ses victimes directes mais il y a aussi ce que l’on appelle depuis bientôt un an les dommages collatéraux avec bien d’autres victimes. Certaines personnes  sont à la limite de la rupture économique et de l’effondrement psychologique (pour beaucoup, c’est déjà acté). Qui accepterait d’être privé de revenu depuis bientôt un an, tout en ignorant l’issue de ce cauchemar?  Certes, il y a quelques aides de l’État, mais elles ne sont pas à la hauteur des préjudices, quant aux assurances elles sont aux abonnés absents. Ceux qui ont subi une perte d’exploitation doivent s’en passer !

Cela va faire un an que l’on souhaite du courage à ceux qui sont en difficulté, qu’on leur demande de la patience, qu’on leur impose de la résilience.
Du courage, aucun « entrepreneur » n’en manque, je dirais presque par définition. L’entrepreneur n’est démuni ni de courage, ni d’énergie. Ces deux qualités sont indispensables, quel que soit le secteur d’activité. Il y a une prise de risque inévitable dans l’entreprenariat. Ceux qui s’y lancent le font en connaissance de cause, ils savent qu’ils devront compter sur leur compétence, leur énergie (et parfois un peu de chance). S’ils échouent, ce n’est qu’à eux-mêmes qu’ils devront s’en prendre ; c’est un peu la règle du jeu. Mais dans la situation actuelle, les dés sont pipés. Il ne s’agit ni de courage, ni d’énergie, ni de compétence, puisque nous sommes face à une interdiction, il s’agit juste de résistance. Il est indispensable de ne pas en être dépourvu.

Quand ça va mal, le petit entrepreneur se retrousse les manches, il se remet en question, il cherche des idées, il innove, mais dans la situation actuelle, c’est face à un mur qu’il se trouve. Certains ont essayé et continuent courageusement avec quelques palliatifs, comme dans la restauration avec le « click and collect », mais de leurs propres aveux le résultat est dérisoire, cela ne peut  s’inscrire dans la durée. Tout comme les cours d’arts martiaux en vidéo, ils sont louables et permettent de garder le contact, mais bien insuffisants par rapport à la raison d’être de nos disciplines, c’est à dire un échange qui permet de s’exprimer et de progresser.

Si l’aspect matériel est prédominant, dans tous les secteurs (qui pourrait supporter d’être privé de revenu depuis presque un an ?) la privation de l’exercice d’un métier que l’on aime est également traumatisante. Les sentiments de marginalisation et d’inutilité sont terrifiants.

Dans les métiers qui ont pour objet l’éducation, qu’elle soit mentale ou physique, ne plus pouvoir transmettre provoque un profond sentiment de gâchis. Pouvons-nous durablement nous passer de  ce complément d’éducation (l’éducation physique) qui est aussi une forme de culture ? Certes, les écoles, – pour le moment – restent ouvertes, mais personne n’ignore les bienfaits de la pratique sportive que l’on appelait avant  la « culture physique » ! Elle n’est pas simplement utile sur le plan corporel, Jigoro  Kano ne voulait-il pas que le judo soit avant tout une méthode d’éducation physique et mentale ?

Enseigner c’est transmettre, mais c’est aussi nouer des relations sociales qui sont indispensables pour le bon fonctionnement de la société.

Enfin, pour un pratiquant d’arts martiaux, ne plus pouvoir fouler les tatamis ni revêtir la tenue que l’on appelle par facilité le kimono, sur une si longue période, est difficilement acceptable. A fortiori, pour ceux qui, comme moi, ont donné leur vie à leur art, pour qui enseigner est une seconde nature et le kimono une seconde peau.

On nous dit qu’il ne faut rien lâcher, que nous sommes des combattants, qu’il faut se battre. C’est vrai, mais comment combattre pieds et poings liés ? Imaginons un combat dans de telles conditions, ou tout simplement un affrontement au cours duquel un seul protagoniste aurait le droit d’attaquer. C’est un peu les impressions qui émanent de cette situation. Les seules armes à notre disposition sont les mots pour s’insurger et dénoncer cette interdiction.

Bien sûr, un jour ou l’autre nous pourrons pratiquer à nouveau, tout du moins nous l’espérons, mais cela ne dépend pas de nous, et c’est là tout le problème. S’il était juste question de volonté, les pratiquants d’arts martiaux n’en n’étant pas dépourvus, le problème n’en serait pas un, mais ce n’est pas le cas. Dans cette situation précise, la suite nous échappe, elle ne dépend ni de notre volonté, ni de notre pugnacité, il nous reste la possibilité de dénoncer  – sans cesse – des décisions qui semblent incohérentes. Il est quand même question de la survie de  « trésors  éducatifs » qui nous ont  été légués,  ils ont su traverser les siècles, il ne faut pas les laisser se faire massacrer.

A tout cela on nous répond parfois qu’il s’agit d’une crise sanitaire sans précédent, que ces arguments sont bien dérisoires (et parfois déplacés) face à l’ampleur de la pandémie. Mais beaucoup s’accordent, y compris au sein du corps médical, pour admettre  que cette situation ne peut plus durer ! Que les dégâts collatéraux, dont l’ampleur nous est cachée, commencent à être monstrueux. Combien faudra-t-il déplorer de faillites d’entreprises et personnelles, de sévères dépressions entraînant l’irréparable, sans parler d’un avenir plus au moins violé ?
eric@pariset.net

Cinquième et dernier volet concernant mes démonstrations

Pour conclure cette rétrospective qui couvre presque trente années de démonstrations au service du ju-jitsu, c’est  la décennie  1995/2005 qui est évoquée. (Il est possible de retrouver les « épisodes » précédents sur mon blog.)

Durant ces dix années, ce fût plus calme en nombre de démonstrations présentées. Trois participations au festival de Bercy, en 1977, 2000 et 2005. Quelques passages en province, à Nice par exemple en 2004 et à l’étranger aux Pays-Bas, en 2003.

Le temps fort de cette période fût incontestablement l’année 2000 (tout un symbole) lorsque le magazine Karaté-Bushido, l’organisateur du festival annuel des arts martiaux de Bercy, m’a confié la rude tâche de présenter une démonstration qui ferait revivre un fait marquant de l’histoire du judo et du ju-jitsu porté à l’écran en 1943 avec le magnifique film d’Akira Kurozawa :« La légende du grand judo ».

Nous avons pris certaines libertés  en proposant avec quelques tableaux l’histoire de la naissance du judo, après que  Jigoro Kano, ayant visité plusieurs écoles de ju-jitsu, donna naissance à sa propre synthèse.

Ce fût la plus longue de toutes les démonstrations présentées, celle qui a demandé le plus de préparation.

Elle déclinait plusieurs tableaux. En ouverture nous présentions des techniques réalisées au ralenti. Un deuxième tableau mettait en scène deux couples censés représenter des « Ecoles de ju-jitsu » visitées par Jigoro Kano. Le premier proposait une forme de travail basée sur le katame-waza (les contrôles), le  deuxième sur le nage-waza,(le travail des projections). Après avoir assisté à ces deux styles, j’enchainais, dans le rôle prestigieux de Jigoro Kano, avec une démonstration  présentant quelques grandes techniques, le fruit de l’observation et de la recherche du grand homme.

Avant le dernier volet,  l’exécution par deux couples en parfaite synchronisation présentait une partie de l’enchaînement des « 16 Bis ».

La dernière phase était consacrée, comme toujours, à un combat contre plusieurs adversaires. Cette fois, ils étaient six à « vouloir ma peau ».

Que me soit confiée cette tâche fut à la fois un grand honneur et une grande responsabilité. Trois mois de répétitions ont été nécessaires pour mener à bien ce challenge. Il s’en est fallu de peu que tout soit remis en question quelques jours avant pour cause d’entorse à la cheville. Heureusement celle-ci était bénigne et avec l’aide d’un bon « strap », tout a pu se dérouler de la meilleure façon.

En 2005, quelques mois après la disparition de mon père, Karaté-Bushido avait tenu à ce que je sois présent, rendant d’une certaine façon hommage à cette personnalité des arts martiaux. Pour cause de programme très chargé, nous n’avions que quelques minutes pour démontrer le ju-jitsu. Parmi mes partenaires, il y avait un de mes plus anciens élèves, Olivier Beyrand, disparu bien trop tôt.
Ce festival des arts martiaux 2005 clôturait plusieurs décennies de prestations. Il s’agissait du dernier Bercy et tout simplement de ma dernière démonstration.

Même si toutes ces participations n’ont pas constitué la part la plus importante de mon parcours au service du ju-jitsu, mon métier étant avant tout l’enseignement, je pense qu’elles ont largement contribué à la reconnaissance de cette belle discipline et qu’à titre personnel, elles sont tout simplement des moments d’une extrême puissance et de merveilleux souvenirs. Les préparations, les déplacements, l’avant démonstration avec l’inévitable trac, le moment vécu sur le tatami et ensuite la « délivrance » – pour peu que le public ait apprécié – avec la satisfaction du travail accompli  et celle d’avoir été utile.

Il est évident que sans mes partenaires, rien n’aurait été possible, « sans Uke pas de Tori » (l’inverse est vraie, aussi). Vous trouverez ci-dessous la liste de ceux et celles qui m’ont accompagné sur les tatamis en France et à l’étranger à l’occasion de ces nombreux galas.
Qu’ils soient remerciés.

Sébastien Argence, Marc Barbat, David Barbeau, Franck Bénacquista, François Bernier, Olivier Beyrand, Serge Dang, Hakim Guerda, Madgid Guerda, Olivier Hermeline, Benjamin Houot, Christian Jouve, Jean-Marie Lambert, Marie-France Léglise, André Ohayon, Christophe Pourcelot, Frédéric Pourcelot, Roger Pozza, Bruno Puech, Laurent Rabillon, Laurent Rochat, Juan Rodriguez, Josiane Tabone, Eric Toutain, Michel Yakoubovitch.

En photo d’illustration, le DVD présentant les sept dernières démonstrations effectuées à Bercy.

Démonstration, quatrième partie

Pour le quatrième volet consacré à l’histoire de mes démonstrations, c’est la période allant de 1985 à 1995 qui est abordée aujourd’hui. A titre personnel, il s’agit d’une décennie particulièrement faste et intense en termes d’activités professionnelles. Dans cet article, c’est la partie qui concerne les démonstrations qui reste le sujet.

Proposer des prestations avec plusieurs Uke était la principale nouveauté d’une longue série de représentations. Ainsi au cours de cette décennie j’ai pu compter sur la collaboration de Jean Rodriguez, Franck Bénaquista, Serge Dang, Olivier Hermeline et bien évidement André Ohayon et Laurent Rabillon, les deux partenaires qui ont le plus de chutes à « leur compteur ».

Cette période à été riche en nombre de festivals et autres galas. A Paris, avec neuf participations au festival des arts martiaux de Bercy,  en province avec une quantité impressionnante de régions visitées,  et à l’étranger : Pays-Bas, Allemagne, Belgique, Suisse, Israël et Canada.

Durant la saison 1985/1986, nous avons eu la chance et l’honneur de participer à une série de galas organisés par la FFJDA, appelés « la tournée d’adieu d’Angelo Parisi ». De septembre à juin nous avons assuré  « les premières parties » d’un des plus prestigieux judokas mondiaux dans une dizaine de villes de province.

Durant ces dix années, j’ai essayé de me renouveler dans le scénario, la mise en scène et l’accompagnement musical. Pour ce qui concerne le choix des techniques proposées, cela restait du ju-jitsu. Il n’était pas question d’en inventer, l’originalité résidait dans la construction des enchaînements.

Le choix de l’accompagnement musical n’était pas anodin, il demandait un peu de temps et d’imagination pour à la fois se renouveler  et pour que cette musique colle  aux enchaînements présentés. De la musique classique à l’électronique en passant par de célèbres bandes originales de films connus, nous avons consommé beaucoup de genres.

Préparer de telles prestations  demande de l’imagination, de l’organisation, mais surtout beaucoup de répétitions. Pour peaufiner chaque enchaînement, les mémoriser parfaitement, mais aussi pour s’assurer une excellente  condition physique qui permet de maintenir le rythme. Personne ne peut nier que ces démonstrations étaient assez physiques, pour le moins.

C’est aussi au cours de cette période que j’ai commencé à revêtir un kimono bleu. Les tenues  de couleur sont  apparues à cette époque en judo pour faciliter la compréhension du déroulement des combats, j’ai pensé qu’il en serait de même pour la présentation de notre discipline. De plus cela ajoutait un peu de couleurs, ce qui ne pouvait pas nuire à l’ensemble du spectacle

Dans la préparation de ces grands moments, j’avais deux objectifs qui ne sont pas forcément faciles à concilier : plaire aux néophytes et satisfaire les pratiquants. Tout  cela, sans trahir ni l’esprit ni l’histoire du ju-jitsu.

Je reconnais  que notre art a la chance de posséder un potentiel  technique aussi  efficace que spectaculaire. Il s’agit juste d’être capable de les présenter de façon harmonieuse et cohérente.

Parmi toutes ces démonstrations effectuées au cours de cette décennie, j’ai une petite préférence pour  l’année 1995 avec celle présentée à Bercy. Ce n’est que mon avis. Il n’est pas facile de se juger soi-même avec une parfaite objectivité. Soit on fait preuve d’une autosatisfaction béate, soit on est son pire critique. Les deux  cas ne sont pas constructifs. Mais mon sentiment me conduit à penser qu’elle est la plus aboutie, notamment sur le plan purement technique. C’est pour cette raison que je l’ai choisie pour illustrer cet article.

Un état des lieux et une question…

La semaine dernière, j’évoquais l’importance de la régularité dans la pratique. Ce n’est pas cette année qu’il sera facile de suivre cette recommandation, même avec la meilleure volonté du monde, surtout dans certaines régions. Certes, le gouvernement a revu sa copie en autorisant les moins de 18 ans à fouler les tatamis, mais pour les adultes il faudra patienter encore au moins quinze jours, dans les fameuses régions en rouge. Nous ne sommes plus à quelques changements de programme près.

Combattre le virus réclame sans doute des réglages, des « adaptations à la situation », on aimerait juste un peu moins de cacophonie,  moins de divergences d’opinion entre les scientifiques et plus  de cohérence (et de vérité) de la part des politiques.

On ne peut que constater le manque d’accueil dans les hôpitaux, mais est-ce notre faute à nous, contribuables de base, si  l’argent public (notre argent) est mal utilisé ? D’autant que ceux qui sont en charge de cette « utilisation » ne sont jamais sanctionnés financièrement à titre personnel en cas de faute et de mauvaise gestion. Par contre, la sanction  est tombée pour des citoyens qui n’ont commis aucune  faute et qui ne demandaient qu’une chose : travailler. C’est juste insupportable !

Peut-être aussi qu’en six mois il aurait été possible de faire en sorte de  ne pas être pris au dépourvu face à cette deuxième vague pourtant  largement annoncée !

Il y a la gravité de la pandémie, mais maintenant commencent à se faire sentir les d’autres dommages. Nous entrons, pour certains domaines, dans une phase destructive sur bien des plans, c’est indiscutable.
Les aides promises, si les promesses sont tenues, sont de toutes les façons bien insuffisantes face au montant des préjudices.  Nous allons devoir faire face au chômage pour certains, aux faillites personnelles pour d’autres, des familles entières plongées dans la précarité et ensuite dans la misère avec  d’inévitables drames humains.

Sans compter que le fait que tout le monde ne soit pas impacté de le même manière a tendance à opposer certains secteurs à d’autres ; cela ne va pas dans le sens d’une indispensable cohésion sociale. Peut-être est-ce souhaité ?

Je ne pensais pas qu’un jour ce beau métier (professeur d’arts martiaux), celui de dispenser un savoir,  serait un jour attaqué de la sorte.  Ce métier qui a été aussi celui de ceux qui m’ont tout appris et que nous sommes encore nombreux à exercer.

Dans les arts martiaux, il y a trois types de victimes. Les pratiquants, les professeurs et nos disciplines.

Pour les pratiquants, la frustration est le premier effet négatif. Pour beaucoup en ce moment, elle s’accompagne d’un sentiment d’injustice, tout du moins d’incompréhension. Il y a la frustration consciente et celle qui l’est un peu moins, mais plus destructive. La première est très simple à expliquer : on est déçu, tout simplement. Déçu de devoir arrêter un processus de progression, déçu de ne plus passer un moment agréable durant lequel on fortifie son corps, améliore son esprit et tisse du lien social.  La deuxième, c’est tout notre corps (y compris notre tête) qui en pâti. C’est un secret pour personne que lors des entraînements nous fabriquons de l’endorphine, qui est une sorte de drogue naturelle (licite), mais dont il est difficile de se passer. Cette endorphine est aussi un antidépresseur naturel qui ne coute rien à la société. Or depuis plusieurs mois, on subit un sérieux sevrage. C’est dommageable pour chaque individu et par conséquent pour la collectivité. Les bienfaits du sport sur la santé sont connus, c’est presqu’irresponsable de s’en passer. On me dit qu’il y a plus grave, mais à force de tout reléguer au second plan, la vie va vite devenir « compliquée » et dépourvue de toute saveur.

Quant aux professeurs, pour ceux dont ce n’est pas le métier, c’est contrariant, même très contrariant, la responsabilité vis-à-vis d’un groupe que l’on se doit de faire progresser est remise en cause d’une certaine façon. Pour ceux dont c’est le métier, c’est catastrophique. J’emploie volontairement le mot de métier, plus noble que « travail ». Surtout un métier comme professeur, qui plus est, professeur d’un art. Ce qui nous conduit au mot artisan, les définitions du « Larousse » me conviennent parfaitement. En effet, il y en a deux, celle qui fait état de l’aspect purement administratif : «Travailleur indépendant, qui justifie d’une qualification professionnelle et d’une immatriculation au répertoire des métiers pour l’exercice, à son propre compte, d’une activité manuelle ». Et puis, la seconde qui reflète bien la réalité : « Personne qui pratique un métier manuel selon des normes traditionnelles ». Parfait !

Toute ma vie, j’ai travaillé, sans ne jamais rien réclamer à personne. Je comptais sur ma force de travail et mes compétences. Lorsque surgissaient des obstacles, je les franchissais, parfois dans la douleur, mais je ne reculais pas ! Confronté à l’INTERDICTION, la volonté ne sert à rien ! A moins de devenir hors-la-loi et s’exposer à une forte répression.

Dans notre domaine, les dernières victimes sont nos disciplines. Un arrêt comme celui que nous avons connu de mars à l’été dernier, en plus d’être inédit, est ravageur. Et, dans certaines régions, dès cette semaine, cela recommence, c’est un peu trop, quand même !  Le plus préoccupant, c’est la stigmatisation qui risque d’entourer nos arts de combat, freinant inévitablement de nouvelles vocations. Or, comme dans toutes les sociétés, s’il n’y a pas de renouvellement, il y a extinction de la race. Nous n’en sommes pas encore là, il n’est pas envisageable que les arts martiaux cessent de vivre, mais ce qui est important, c’est que les structures qui les accueillent et les professeurs qui les enseignent, puissent survivre. La vigilance et la combativité sont plus que jamais de mise, même pourvues de faibles moyens.
Juste une question pour conclure : pour combattre ce virus, n’y avait-il vraiment aucun autre moyen que celui de mettre notre pays à l’arrêt et de massacrer des pans entiers de notre économie ? Ce qui ne manquera pas d’anéantir d’autres vies.

eric@pariset.net

Nouveau coup dur ou coup de grâce ?

L’annonce faite par le ministre de la santé concernant la fermeture des salles de sports dans certaines régions est un nouveau coup (très) dur, on peut presque parler d’exécution !
Cette annonce – émanant d’une décision prise unilatéralement par des gens qui ne connaîtront jamais les fins de mois difficiles ni l’angoisse de la faillite personnelle – prise en plein mois de septembre, le mois des inscriptions, risque d’être fatale à ceux qui avaient réussi à passer la première vague !
Quelle tristesse. Je sais qu’il faut toujours garder l’espoir. « Tant qu’il y a de la vie… ». Je ne suis pas persuadé que ce genre de  formule ait encore un sens dans la situation actuelle. Il ne s’agit pas de pessimisme, mais de réalisme.
Il y a l’aspect assassin pour ceux dont c’est le métier, mais il y a aussi l’aspect affectif. Assister â un tel massacre ne peut laisser insensible ! Certes, il faut garder l’espoir, nous sommes des combattants, mais contre quel adversaire et avec quels moyens ? Entre ce virus et sa gestion, il y a fort à faire (surtout sa gestion). Quelle désolation !
eric@pariset.net

Le professeur

Il y a des professeurs qui ont  une technique parfaite et une très bonne pédagogie, c’est l’idéal. Il y a ceux qui ont une maitrise technique moyenne mais une excellente pédagogie, c’est l’essentiel.  Il y a ceux qui maitrisent parfaitement les techniques, mais qui ne possèdent qu’une pédagogie relative, c’est dommage. Enfin, il y a ceux qui sont mauvais techniciens et mauvais pédagogues, heureusement c’est rare ! Ces derniers ne doivent pas avoir beaucoup d’élèves, sauf s’ils n’ont pas de concurrence.

La semaine dernière j’évoquais le choix d’une discipline, mais le choix du professeur est tout aussi important. Démontrer parfaitement une technique est une chose,  qu’elle soit assimilée par les élèves, en est une autre. « L’essentiel n’est pas ce que l’on enseigne, mais ce que les élèves apprennent ». Cette citation d’André Giordan (dont vous trouverez le parcours sur Internet) est éloquente. Un cours n’est pas un show et les explications se doivent d’être concises et ne pas se transformer en un discours interminable.

Comment savoir si l’enseignant d’un dojo est compétent et s’il nous conviendra ? Un néophyte est forcément privé de moyens d’évaluation.  Il y a la réputation bien évidemment, mais encore faut-il que celle-ci soit fondée  sur ce que nous recherchons. Un professeur peut former d’excellents champions, mais si l’objectif est de trouver une pratique utilitaire ou essentiellement tournée vers le loisir,  ces compétences là ne seront pas utiles.

Si c’est  un ami qui nous conduit dans son dojo, ce qui est souvent le cas, il est préférable (là aussi) que les aspirations de cet ami soient en concordance avec les nôtres.  Il faudra donc souvent  s’en remettre à la première impression et surtout ne pas avoir peur d’échanger avec le professeur et avec quelques habitués du dojo avant de s’engager.

Le métier de professeur, quelque soit la discipline enseignée (français, mathématiques, chant, danse, arts martiaux, etc.) est un des métiers les plus beaux mais aussi les plus difficiles. Lors du confinement que l’on nous a infligé au printemps dernier, certains parents, obligés de faire la classe à leurs enfants, ont pris conscience de cette réalité. Certes, chacun son métier et on peut opposer que c’était difficile pour eux dans le mesure ou ce n’est pas le leur, mais quand même…!

Pour être enseignant il est préférable de posséder quelques prédispositions, mais cela ne suffit pas. Georges Brassens disait : « Le talent sans le travail n’est qu’une sale manie ».
Donc, il faut toujours se remettre en question à chaque début de saison et veillez à ce que la passion ne s’éteigne jamais.

L’une des principales qualités d’un professeur qui s’adresse à différentes populations, comme c’est souvent le cas dans les arts martiaux, c’est d’être capable de s’adapter à l’âge et au niveau technique des élèves. Et en particulier aux débutants (qui sont les ceintures noires de demain). D’où l’importance du « premier professeur », celui qui bâtit les fondations. Dans un des mes articles publiés sur mon blog et sur Facebook, j’avais insisté sur ce point essentiel. J’avais même cité en exemple l’ex-danseuse étoile, Marie Agnés Gillot, résidant à Paris et qui accompagnait son fils chaque semaine en Normandie pour qu’il commence la danse avec celui qui avait été son premier professeur.

Dans le domaine qui est le notre, le professeur est un passeur de technique, mais il est aussi le transmetteur des fortes valeurs attachées aux arts martiaux, notamment ce fameux « Code moral », souvent affiché, pas toujours appliqué !

Donc, au moment de commencer, il est préférable de ne pas se tromper. Les mauvaises habitudes se prennent plus vite que les bonnes et elles sont tenaces.

Avec le temps on se souviendra que c’est à ce premier professeur que l’on doit d’être le pratiquant que l’on devenu ; il nous a fait découvrir et aimer une discipline et un art dans lequel nous nous épanouissons.

eric@pariset.net

Une rentrée

Même si je ne participe pas à celle-ci, je sais ce que représente « la rentrée » pour tous les professeurs et notamment ceux qui enseignent les arts martiaux.

Je n’ignore pas que cette année, elle aura un goût particulier, elle sentira davantage le gel hydroalcoolique que la transpiration, pour peu que le masque nous permette de faire la distinction.
Cela ne m’empêche pas de ranimer quelques souvenirs d’une période à la saveur particulière.

A l’approche de chaque mois de septembre, ce sont des sentiments différents qui se mélangent : une  certaine mélancolie due à la fin des vacances, mais aussi le plaisir de retrouver amis et habitudes, celui de pouvoir à nouveau  revêtir le judogi et de fouler les tatamis, et puis il y a ce sentiment de revenir chargé d’énergie et de projets.

Chaque rentrée  est un nouveau départ, une nouvelle aventure. Pour les professeurs, c’est à chaque fois une remise en question ;  rien n’est jamais acquis.

Et puis, si c’est le moment de retrouver les fidèles, c’est aussi celui d’accueillir de nouveaux élèves. Que ce soit des enfants, des préados, des adolescents ou de jeunes adultes ou…des moins jeunes, pour peu que votre enseignement et que les créneaux horaires proposés s’adaptent  à toutes ces tranches d’âges et à toutes les conditions physiques.

Coté « anciens », pour ceux qui n’ont pas fait de stages d’été, c’est le moment de remettre le judogi, de retrouver des sensations et des courbatures dans les jours qui suivront.

Pour un dojo, chaque année se présente  la nécessité de renouveler près de  50% de l’effectif, puisque selon les statistiques, c’est environ le pourcentage d’abandon d’une saison à l’autre ; un vrai défi ! Espérons que ce  ne soit pas encore plus difficile cette année, avec les évènements que nous subissons depuis quelques mois.

Pour ceux qui souhaitent entrer dans le monde des arts martiaux se pose la question du choix de la discipline. Ce qui n’est pas une mince affaire. Les motivations sont importantes. Est-ce le coté utilitaire, l’aspect entretien  physique, l’interne, etc. ? Les disciplines sont nombreuses, le débutant à de quoi s’interroger !

Ceci étant, c’est bien souvent un ami ou un membre de la famille qui fait découvrir le lieu dans lequel il s’épanouit. La proximité est aussi souvent déterminante.  A l’inverse, la réputation d’un dojo, elle peut faire franchir de bonnes distances.

Quoiqu’il en soit, il ne faut pas hésiter à demander de participer à une séance d’essai, bien que je crois que cette année, pour cause de Covid, cela ne sera pas autorisé. Je ne sais d’ailleurs pas s’il sera même permit de regarder un cours, tout simplement. C’est dommage, parce qu’avant de s’engager pour un an, il est préférable d’essayer. Une raison supplémentaire d’être inquiet pour cette saison.

Revenons, sur le problème des abandons. Quelles  en sont les raisons ? Je ne les ai jamais vraiment quantifiées, mais les principales sont les suivantes : la lassitude, l’impression de s’être trompé, que ce qui est proposé par le dojo ne correspond pas à ce que nous attendions. Il y des motifs qui s’imposent, comme un déménagement, un changement de vie personnelle ou professionnelle. Et puis des plus graves avec de sérieuses blessures et bien évidemment la maladie. Enfin, il existe une autre raison, celle qui concerne ceux qui ne persistent en rien et qui abandonnent en tout. Ceux-là ne sont pas majoritaires, heureusement.  Enfin, sans user d’un esprit grinçant, on ne peut faire autrement qu’évoquer ceux pour qui le dojo a fermé pour cause de Coronavirus.

Espérons que la majorité de ces lieux de culture, d’éducation physique et mentale tiendront le coup, grâce à leur ancienneté.

A tous et à toutes, je souhaite une bonne rentrée. Pour les néophytes, si vous avez le désir d’entrer dans le monde des arts martiaux, c’est que vous faites preuve de bon goût ; si vous avez la chance de tomber sur un professeur qui répond à vos aspirations, vous ne pourrez que passer une excellente année et bien d’autres encore,  c’est l’objectif lorsque l’on commence l’étude et la pratique de nos disciplines !

eric@pariset.net