2017, quelques dates et projets

SAMOURAI

Comme nous l’avions évoqué la semaine passée le début d’une année est synonyme de vœux, mais c’est aussi un moment propice aux bonnes résolutions et à la réalisation de projets.

A titre professionnel, j’aurai le plaisir de proposer quelques stages. Le temps d’une journée ou d’un week-end, le premier dès ce dimanche à Paris. La province ne sera pas oubliée, par exemple en mars à Carqueiranne dans le Var, en avril à Bassens en Gironde, à Niort (mon nouveau lieu de résidence) dans les semaines à venir. D’autres pourront être mis en place, sans doute en juin à Vincennes, notamment.

Ensuite il y aura le ou les stages d’été. Une date est d’ors et déjà acquise, ce sera du 2 au 7 juillet dans le charmant village de Carqueiranne ; une semaine de « ju-jitsu vacances » sur les bords de la Méditerranée. Ensuite, il se peut que nous puissions renouer avec le célèbre rendez-vous de Soulac-sur-Mer, la très sympathique station balnéaire girondine. La confirmation ne devrait pas tarder.

Ce qui est évoqué plus haut concerne la première partie de l’année civile, soit la fin de la saison sportive 2016/2017. Il est évident qu’à partir du mois de septembre l’activité ne sera pas atone. Ne serait-ce qu’au mois de novembre avec un grand rassemblement aux Pays-Bas, à l’initiative de l’IMAF Europe. Rassemblement auquel je suis convié.

Parmi les autres projets, il en est un qui me tient à cœur et qui devrait se concrétiser, mais qui n’a pu voir le jour car d’autres priorités se manifestaient. Il s’agit de créer une association qui regrouperait ceux qui sont et qui ont été mes élèves. En effet, depuis mes débuts dans l’enseignement à l’aube des années 1970, ce sont plusieurs centaines de personnes à qui j’ai donné le gout de la pratique de notre art martial. Beaucoup sont devenus de valeureux jujitsukas, puisque c’est aussi un nombre important de ceintures noires qui ont été formées. Sans oublier les élèves qui ont brillés à l’occasion des coupes techniques et ceux qui ont eu la chance de fouler des tatamis prestigieux comme celui de Bercy en me servant de partenaires. Mais aussi et surtout l’immense majorité qui a pris du plaisir au travers d’une pratique plus ou moins régulière, plus ou moins longue, et pour qui cela a pu améliorer un tant soit peu la vie.

Aussi, j’ai pensé réunir au sein d’une sorte d’Amicale ceux qui le souhaitent (anciens et actuels), mais pas au nom d’une forme de nostalgie, mais simplement pour appartenir à un groupe dans lequel les membres sont unis par un lien fort : le ju-jitsu. Plus exactement une forme de ju-jistu traditionnel, animé d’un certain état d’esprit. Une méthode de combat dans laquelle sera recherchée la finesse technique, mais aussi un idéal de comportement. Je reviendrai très, très vite – dès la semaine prochaine – et plus longuement sur ce projet.

A bientôt sur les tatamis, pour certains, pour les autres, les réseaux sociaux sont là pour continuer à communiquer. Une fois de plus je vous souhaite une excellente année 2017.

 

Site ju-jitsu Eric Pariset : www.jujitsuericpariset.com

Une nouvelle année

img_0633Je voulais remercier tous ceux qui ont réagi de façon très sympathique aux vœux que j’ai postés sur Facebook à l’occasion de la nouvelle année. Comme tout le monde n’est pas sur ce réseau social, je souhaite une très belle année à ceux que je n’ai pu joindre.

Au-delà d’une formule de politesse qui peut paraitre par trop conventionnelle à certains, les vœux sont une tradition. Comment ne pas la respecter lorsqu’on appartient au monde des arts martiaux ? Ne pas s’y conformer serait une sorte de crime de « lèse-majesté ».

Que pouvons-nous – justement – souhaiter de spécifique aux pratiquants d’arts martiaux ? Une bonne santé, comme à tout être humain. Celle-ci offrant tout bonnement la possibilité de s’entraîner. On peut insister sur le fait qu’une pratique régulière contribue à la réalisation de ce souhait. A la condition (et là, les habitués de ce blog voient où je veux en venir) que cette pratique soit adaptée. Adaptée à l’âge, aux différentes conditions physiques, à l’activité professionnelle et à ses obligations, etc.

Certes le risque zéro n’existe pas et une discipline de combat expose à davantage de risques que les dimanches sur le canapé, télécommande à la main. Mais avec des contenus techniques accidentogènes, des ambiances par trop violentes ou encore des pratiques mal encadrées ou pas encadrées du tout, la probabilité de traumatismes augmente.

Tout simplement et pour conclure, je souhaite à tous les budokas (et futurs) une pratique la plus régulière et la plus pérenne possible, pour se maintenir en forme, pour avoir la plaisir de toujours découvrir, de progresser et celui (sans doute le plus important) de transmettre.

Bonne année et bonne santé à tous.

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La fin d’une année…

hiza-gurumaLa fin d’une année, c’est aussi le moment de faire le bilan des douze mois qui viennent de s’écouler en essayant de se souvenir du meilleur et en tirant les leçons du « moins bon ». En toute objectivité, pour l’année 2016, il est des horreurs qui ne s’effaceront jamais.

Ce blog est avant tout dédié au ju-jitsu et aux arts martiaux, il n’a pas vocation à prendre partie sur les évolutions purement sociétales. Sans enfreindre une règle de neutralité, on ne peut s’empêcher de faire le constat que la tâche est encore rude pour éradiquer une violence juste insupportable.

Si à l’aide de nos arts martiaux nous pouvons y contribuer, ce ne sera pas là une moindre satisfaction. Encore faut-il que nos « arts » soient présentés, démontrés et enseignés comme ils doivent l’être et non pas simplement comme des méthodes de self-défense (très efficaces, pour certaines) mais aussi comme des « Ecoles de vie ».

Pour ma part, c’est l’occasion d’insister, une nouvelle fois, sur le rôle du professeur. Celui-ci ne devant pas être un simple « distributeur » de techniques, mais un éducateur au sens le plus large que l’on puisse lui attribuer. Il est celui qui apprend la technique, mais aussi celui qui transmet les règles (et pas simplement celles de l’arbitrage !), celles de la vie, dans laquelle discipline, rigueur, respect, goût de l’effort, etc. ne doivent pas être simplement des mots affichés dans un dojo (encore faut-il qu’ils le soient), mais des valeurs inculquées réellement à l’aide d’une pédagogie propre à chaque enseignant. Ces préceptes existent déjà dans nos disciplines, il suffit d’avoir la volonté et la capacité de les inculquer et de les faire respecter.

Des traditions qui semblent anodines pour certains débutants (ou pratiquants mal initiés) revêtent beaucoup plus d’importance qu’il ne le semble. Le salut, par exemple, que ce soit celui qui se pratique en entrant dans le dojo, en montant sur le tatami, avant et après le travail avec un partenaire. Le respect de la tenue, dans sa forme et sa propreté, et bien d’autres petits riens qui, additionnés forment un ensemble sur lequel l’on peut commencer à construire un solide édifice au sein duquel nous pourrons bénéficier d’une meilleure vie en société.

A titre très personnel, l’année qui se termine aura été marquée par quelques changements notoires, quelques déceptions sur le plan humain, mais aussi par beaucoup d’heures passées sur les tatamis à partager mes connaissances, mon expérience et ma passion auprès de pratiquants tout aussi passionnés. Et enfin, une installation que j’espère pérenne, dans un endroit qui favorisera un épanouissement salutaire clôture de belle façon cette année 2016.

Je souhaite à toutes et à tous d’excellentes fêtes et une très belle année 2017. Plus particulièrement je formule le vœu que les budokas soient les ambassadeurs d’une sagesse qui manque parfois sur cette planète.

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Ne-waza (travail au sol)

juji-gatameIl y a quelques années j’avais déjà abordé le sujet sur ce blog, mais l’envie de le faire à nouveau, s’est manifestée dans la mesure où il s’agit d’un secteur incontournable que j’affectionne tout particulièrement, même s’il est dommage de se consacrer exclusivement à son étude. D’autant qu’il est complémentaire au travail des projections et à celui des coups. Voici donc ci-dessous le texte que j’avais publié en 2013. Il s’agit d’une courte présentation résumant les points essentiels.

Le ne-waza (le travail au sol), paraît-il, n’était pas le domaine privilégié  de Jigoro Kano. Le créateur du judo préférait l’amplitude des mouvements et le côté artistique qui se dégagent des projections. Et puis, des principes tels que celui de l’utilisation de la force de l’adversaire semblent être plus faciles à mettre en application dans le travail debout. Cependant, il ne le négligea jamais, conscient de l’intérêt qu’il représentait. Sur le plan de l’efficacité en matière de self-défense, on ne peut sérieusement pas s’en passer. Sur le plan physique tous les pratiquants se plaisent à reconnaître qu’il participe largement à un son bon développement. Sur l’aspect mental, le ne-waza demande de la réflexion, sans aucun doute davantage que dans d’autres domaines du combat.  En effet, la vitesse n’y est pas déterminante. Il s’agit avant tout de construire et d’élaborer une stratégie sur plusieurs coups : « Le serpent n’avale pas la grenouille en une fois » ! Tout est dit dans cette belle formule !  Enfin, allié aux autres composantes du ju-jitsu, il participe à l’élaboration d’un véritable sens du combat. Ajoutons que le ne-waza est bien souvent la finalité d’un affrontement Pour finir, et ce n’est pas négligeable, il pourra être pratiqué très longtemps avec plaisir et efficacité.

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Cap à l’Ouest

niortDes raisons personnelles d’ordre familial m’amènent à quitter le Sud-Est pour mettre le cap à l’Ouest. Quitter les rivages de la Méditerranée pour me rapprocher de ceux de l’Atlantique. A partir de ce mois de décembre, c’est à Niort dans le département des Deux-Sèvres que je poserai mes valises. En quelques mois j’aurais effectué une sorte de « périple » ressemblant à un petit tour de France.

Ce lieu ne m’est pas inconnu, il ne s’agit donc pas à proprement parler d’une aventure, mais tout simplement d’une nouvelle vie, « proche de mes proches » et cela n’a pas de prix.

Une région dans laquelle, en plus de profiter de ma famille, j’exercerai mon métier en partageant ma passion, le ju-jitsu.

Et puis, grâce au TGV, la capitale ne sera pas éloignée, cela signifie que de nombreuses incursions parisiennes, sous la forme de stages, seront réalisables de façon régulière.

De plus Niort n’est pas non plus éloigné de villes dans lesquelles le ju-jitsu est bien présent ; cela annonce de belles rencontres.

Enfin, Soulac-sur-Mer est très proche et renouer avec les grands rassemblements estivaux qui, vingt cinq années durant, n’ont pas manqué de faire le bonheur de centaines de stagiaires et le mien, n’est pas une perspective déplaisante.

Laisser les belles collines varoises écrasées par le soleil et qui se dessinent dans un azur parfait aussi bleu que la Méditerranée ne se fait pas sans un petit pincement au cœur. Mais il y a des soleils ailleurs que dans le ciel et la contrepartie est une nouvelle vie dans un cadre bucolique aussi enivrant que les parfums azuréens. Pour le ju-jitsu aussi, ce sera l’occasion de nouveaux projets, tout en gardant un lien solide avec le passé.

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Attitude au dojo

attitude-au-dojoRégulièrement et au moins une fois par saison, il n’est pas inutile de rappeler quelques règles essentielles de bienséance lors de notre présence dans un dojo. Celles-ci participeront à une pratique éducative et constructive dans de nombreux domaines. Les apprendre aux élèves et les leur faire respecter est essentiel, mais parfois les rappeler à certains professeurs n’est pas superflu. Notre rôle d’enseignant d’arts martiaux, du moins tél que je le conçois, ne se limite pas à l’apprentissage de techniques de combat. Au travers de celles-ci, notre mission est aussi d’apporter une contribution à l’éducation globale qui pourra participer à l’élaboration d’une meilleure vie en société, notamment auprès des plus jeunes. Mais partant du principe qu’il n’est jamais trop tard pour bien faire, les plus âgés sont aussi concernés. Afficher sur un mur du dojo les quelques lignes jointes à ce billet et faire respecter leur sens ne pourra que faciliter la tâche du   Maître des lieux.

eric@pariset.net

Un week-end vosgien

dojo-mirecourtDépart le vendredi midi de Saint-Raphaël en direction des Vosges par un TGV direct, mais aux allures d’omnibus, dans la mesure où une petite dizaine de gares sont desservies avant d’attendre Neufchâteau à quelques kilomètres de Mirecourt où devait se dérouler ce « week-end ju-jitsu ».

Une arrivée pour l’heure du diner chez des élèves du « Dojo Mirecurtien » en compagnie de quelques ju-jitsukas allemands venus avec leur professeur. S’en est suivie une nuit réparatrice avant une matinée du samedi quelque peu touristique avec la visite d’une brasserie locale. Cela nous apprend, entre autres, qu’il est beaucoup plus long et beaucoup plus compliqué de faire de la bière que de la boire !

Rapide déjeuner avec un plat allemand, les « spaetzles » à base de pâtes, de fromage et d’oignon ! De quoi emmagasiner suffisamment d’énergie pour l’après midi.

Une première séance programmée de 13 h 30 à 16 h 00 qui a rassemblé une soixantaine de stagiaires et au cours de laquelle j’ai pu constater que l’intérêt pour la forme de ju-jitsu enseignée ne faiblissait pas. Les discussions d’après cours portaient essentiellement sur les regrets de ne pas voir cette méthode plus largement répandue, notamment qu’elle ne le soit pas au sein de la fédération « mère ». Des discussions au cours desquelles j’ai pu également faire le constat que la gentillesse et la convivialité existaient encore et qu’elles pouvaient créer de solides liens d’amitiés autour d’une passion commune.

Le soir, un diner rassemblait quelques stagiaires et les dirigeants du club. Ce repas ne pouvait pas se dérouler dans une meilleure ambiance. Il a été question de ju-jitsu, bien sûr, mais coté coulisses avec quelques anecdotes croustillantes. D’autres sujets ont été abordés, le Pinot d’Alsace, même avec modération, facilite le partage.

Le dimanche matin, après un solide petit déjeuner, le contenu technique de la séance complétait celui de la veille. Ce fut encore l’occasion d’éprouver un véritable plaisir en constatant d’une part, l’engouement autour de notre méthode et d’autre part la reconnaissance sincère et spontanée d’années de travail !

Comment ne pas remercier Pascale Pierrot-Cracco, la super-dynamique prof – 6e dan – du dojo Mirecurtien, pour l’organisation sans faille de ce week-end exceptionnel au cours duquel j’ai ressenti une chaleur humaine qui a été ma plus belle récompense. Je remercie aussi Hubert, président du club, mais aussi – et surtout – mari de Pascale. Je n’oublie pas l’équipe sans laquelle rien n’est possible, encore faut-il être capable de fédérer.

Il serait indélicat de ne pas mentionner Ralph Emberger le professeur de la délégation d’Outre-Rhin qui collabore régulièrement avec Mirecourt. Il nous a offert deux prestations de qualité, même si certaines différences existent. Quelqu’un a dit : « il faut que mille fleurs s’épanouissent » ! A noter la très sympathique visite du président du comité départemental FFJDA, faisant ainsi la preuve que l’ouverture d’esprit existe chez certains. Une initiative courtoise et constructive.

Le dimanche après midi, le retour s’est effectué à partir de la gare de Nancy, avec cette fois un passage par la capitale avant de reprendre la direction du sud-est.

Ainsi se termine une fin de semaine au cours de laquelle la satisfaction d’avoir pu donner tout ce que l’on pouvait, l’emporte très largement sur une fatigue somme toute assez concevable, surtout lorsque la reconnaissance n’est pas absente.

Voilà, en quelques lignes, résumées, deux journées qui laisseront de beaux souvenirs.

Rendez-vous prochainement pour d’autres aventures. Le 27 à Carqueiranne dans le Var et le 11 décembre à Niort dans les Deux-Sévres.

Renseignements : eric@pariset.net 06 14 60 18 25

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Quelques dates

SAMOURAIDans les semaines à venir, j’aurai le plaisir de me déplacer pour encadrer plusieurs stages de fin de semaine. D’abord les 19 et 20 novembre à Mirecourt dans les Vosges, puis le 27 à Carqueiranne dans le Var et enfin le 11 décembre à Niort dans les Deux-Sèvres.

Ces déplacements sont sources de rencontres, d’échanges et de satisfactions. Depuis plusieurs décennies, j’ai eu l’occasion de quadriller régulièrement notre pays, mais aussi d’exporter notre ju-jitsu à l’étranger. Pour différentes raisons, ces dernières années j’ai été contraint de limiter considérablement ces interventions, aujourd’hui davantage de disponibilité me permet de renouer avec elles.

Toujours bien reçu lors de ces stages, j’apprécie de pouvoir exercer mon métier et partager ma passion en faisant de nouvelles rencontres et ainsi faire la connaissance de férus de ju-jitsu qui n’hésitent pas à mettre de coté leurs habitudes dominicales durant quelques heures. C’est aussi l’occasion de « retrouvailles » que les distances rendent malheureusement trop rares. Et puis il est toujours agréable de partager ses connaissances et son expérience avec un nouveau public.

Alors, que ce soit sur la Ligne bleue des Vosges, près de la Grande Bleue ou bien dans le Marais Poitevin, j’espère avoir le plaisir de retrouver les aficionados du ju-jitsu pour quelques belles heures de partage.

Renseignements : eric@pariset.net

Les méthodes d’entraînement

harai-goshiLes « méthodes d’entraînement » sont un ensemble d’exercices destinés à améliorer une technique en particulier ou encore un thème bien précis. Dans le déroulement d’une séance elles peuvent être placées entre l’étude technique et les randoris (exercices libres), bien que ceux-ci fassent partie de cet ensemble. Elles peuvent également faire l’objet de séances spéciales. Elles prennent généralement la forme de répétitions, statiques ou en déplacement.

Très codifiées et conventionnelles, ces méthodes d’entraînement sont indispensables, leur pratique ne doit pas être négligée, même si certaines, tels que les uchi-komi en statique sur une projection (bien connues des judokas), ne sont pas considérées par les étudiants comme la partie la plus agréable d’une séance. La récompense viendra des progrès qui en découleront.

En ju-jitsu, Il en existe un nombre important, dans tous les domaines, aussi bien debout qu’au sol, dans le travail des coups et dans celui des projections.

Les plus connues, sont les fameux « uchi-komis » (déjà évoqués en amont). Ce mot est difficilement traduisible en français – le principal sens que l’on peut lui attribuer est « d’entrer » -, il s’agit de répéter une technique de projection juste dans sa première partie, de préférence en soulevant son partenaire, par série de dix ou de vingt et même davantage. L’exercice pourra être pratiqué en déplacement, sans oublier les répétitions tout seul, « dans le vide » selon une formule connue des adeptes.

Ensuite, il y a les exercices à thème, que l’on peut appeler également « exercices pré-arrangés ». Un exemple, en atemi-waza où Tori travaille ses coups et Uke ses défenses. Cela s’appelle kakari-geko (un sur deux qui attaque). Ce travail peut aussi être proposé avec les projections. Autre exemple avec le ne-waza (travail au sol) : dans une position de défense adoptée par Uke, Tori œuvre dans le but de finaliser, il peut ainsi progresser dans son système d’attaque sans craindre le contre et de fait se renforcer dans le domaine étudié.

On l’aura compris, du moins je l’espère, ces méthodes permettent de se concentrer sur une technique ou un thème particulier et par la répétition… progresser. L’objectif de ce billet n’est pas de toutes les présenter (loin de là), mais d’insister sur leur utilité et de ne pas passer directement de l’étude technique aux randoris traditionnels.

Cela ne m’empêchera pas de proposer par la suite d’autres exercices de ce type, fruits de l’expérience et de l’imagination d’un passionné !

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Le pari du vieux guerrier

06cad30e00d5b6ef2e59f9e88094c720C’est avec beaucoup de plaisir que je publie de temps à autres une histoire issue du recueil de Pascal Fauliot « Contes et récits des arts martiaux de Chine et du Japon ». Ces petites histoires nous offrent une belle matière à réflexion et nous rappellent que nos disciplines ne sont pas que de simples activités physiques.

 

Le pari du vieux guerrier.

Le seigneur Naoshige déclara un jour à Shimomura Shoun, l’un de ses vieux samouraïs : « La force et la vigueur du jeune Katsushige sont admirables pour son âge. Quand il lutte avec ses compagnons il bat même les plus âgés.

Bien que je ne sois plus tout jeune, je suis prêt à parier qu’il ne parviendra pas à me vaincre », affirma le vieux Shoun.

Naoshige se fit un plaisir d’organiser la rencontre qui eut lieu le soir même dans la cour du château, au milieu d’un grand nombre de samouraïs. Ceux-ci étaient impatients de voir ce qui allait arriver à ce vieux farceur de Shoun .

Dès le début de la rencontre, le jeune et puissant Katsushige se précipita sur son frêle adversaire et l’empoigna fermement, décidé à n’en faire qu’une bouchée. A plusieurs reprises, Shoun décolla du sol et faillit aller rouler dans la poussière ; cependant, à la surprise générale, il se rétablissait à chaque fois au dernier moment.

Exaspéré, le jeune homme tenta à nouveau de le projeter en y mettant toute sa force mais, cette fois, Shoun profita habillement de son mouvement et c’est lui qui réussit à déséquilibrer Katsushige et à l’envoyer au sol.

Après avoir aidé son adversaire à demi inconscient à se relever, Shoun s’approcha du seigneur Naoshige pour lui dire : «Etre fier de sa force quand on ne maîtrise pas encore sa fougue, c’est comme si on se vantait publiquement de ses défauts. »    

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