Pour la lettre T de mon dictionnaire, c’est assez naturellement que le mot « Technique » s’est imposé ; il est en effet très utilisé quand on est professeur de ju-jitsu et d’arts martiaux. On l’emploi à longueur de cours, en tant que nom, pour désigner ce que nous enseignons, mais aussi comme adjectif, lorsque nous évoquons certaines qualités.
Nous appelons les « techniques » ce qui constitue l’ensemble de ce que nous transmettons ; techniques debout, au sol, de percutions, de base, avancées, supérieures, etc. Mais elles sont aussi dans les katas pour lesquels la nomenclature est organisée de la façon suivante : 1ere technique, 2ème technique, etc. Et plus particulièrement dans le ju-jitsu que j’enseigne, pour designer des enchainements comme celui des « 16 techniques », par exemple !
Mais comme indiqué en introduction, nous employons aussi ce terme comme adjectif pour souligner des qualités ; les qualités techniques de telle ou telle personne, c’est d’ailleurs très valorisant d’être qualifié de bon technicien.
C’est plus particulièrement ce deuxième aspect, celui de l’adjectif que je retiens pour cet article. La recherche de la perfection technique est une des motivations importantes pour un pratiquant de budo, c’est peut-être aussi ce qui différencie l’art martial d’une simple lutte. La quête du geste parfait exécuté avec précision au bon moment est primordiale ; pour l’efficacité, mais aussi pour la satisfaction que représente un beau geste, à l’instar de celui du patineur ou du gymnaste, ou encore quand un sculpteur, un peintre ou un écrivain réalise une belle œuvre. Dans nos disciplines cette finesse technique (garantie d’efficacité) sera prioritaire par rapport aux qualités physiques, puisque celles-ci déclineront fatalement plus vite avec l’âge.
Le but est donc d’élever son propre niveau technique lorsque l’on est étudiant, puis celui de ses élèves quant on enseigne. Retrouver dans les élèves la « patte » technique d’un professeur, c’est pour lui une belle récompense, encore davantage lorsque, sans connaitre l’identité de l’enseignant, il sera reconnu au travers des qualités d’un élève.
Que ce soit pour désigner un programme, ou des qualités, le mot technique est donc un des mots les plus utilisés sur un tatami, mais il est aussi omniprésent dans l’esprit de tous les pratiquants quand il s’agit de s’approcher de l’excellence… TECHNIQUE.
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Pour la lettre S de mon dictionnaire c’est tout naturellement que je me suis arrêté à « Samouraï ».
Pour la lettre R de mon dictionnaire, j’ai choisi le mot Randori. C’est donc un article plus technique qui est proposé. J’aurais pu choisir R comme Respect ou R comme Reconnaissance ou encore R comme Remerciements, mais les lignes auraient été empreintes d’une certaine « négativité » face à quelques réalités.
Dimanche dernier un stage d’une journée était proposé à Léognan dans le département de la Gironde, à quelques kilomètres de Bordeaux.
Que pouvons-nous souhaiter à des pratiquants d’arts martiaux en ce début d’année, en dehors des vœux traditionnels ?
Certains ont la chance d’être encore pour quelques heures en vacances, d’autres sont déjà (ou encore) au travail, mais comme beaucoup de dojos ne reprennent les cours que la semaine prochaine, voilà pour patienter, un extrait de l’excellent ouvrage « Contes et récits des arts martiaux de Chine et du Japon ». Extrait déjà proposé il y a quelques mois et dans lequel il est question du respect de « l’ordre des choses» !
Voici une très belle histoire pour finir agréablement une année quelque peu éprouvante. Une histoire extraite d’un livre intitulé : « Petite philosophie du matin » de Catherine Rambert. Bonne fin d’année à tous. (Ce magnifique récit avait déjà été proposé sur ce blog à la fin de l’année 2015.)
Encore une année au cours de laquelle aucune forme de violence ne nous aura été épargnée, et cela malgré les bons vœux que nous ne manquons pas de nous souhaiter au moment du nouvel an. Pour ceux qui prônent la non-violence, quelle déception ! Ce n’est pas une raison pour abdiquer face à ce fléau. « Il n’est pas nécessaire d’espérer pour entreprendre (et persévérer) » !